Stella confirme qu'une défaillance du moteur Mercedes coûte 0,2s par tour à Norris en qualifications à Bahrain
Le directeur de McLaren Andrea Stella a reconnu un déficit récurrent de vitesse en ligne droite sur le moteur Mercedes de Lando Norris, l'estimant à entre 0,1 et 0,2 seconde par tour — un problème qui a resurgi lors de la deuxième séance de qualifications consécutive.
Lando Norris arrive au Grand Prix de Bahrain 2025 en Malaisie avec un déficit mesurable du moteur, le directeur de l’équipe McLaren Andrea Stella confirmant que le problème coûte au champion de Formule 1 sortant entre un et deux dixièmes de seconde par tour en qualifications.
Le problème a d’abord émergé lors du Grand Prix d’Azerbaïdjan à Bakou et a resurgi au Grand Prix de Bahrain, disputé au circuit international de Sepang. Stella a décrit la défaillance comme une perte de vitesse en ligne droite dans les sections limitées en puissance, où la voiture de Norris accélère légèrement moins et atteint une vitesse maximale légèrement inférieure à celle attendue — une différence qu’il a quantifiée à environ un à deux kilomètres par heure.
« Dans la section limitée en puissance, la voiture accélère un peu moins et développe un peu moins de vitesse maximale, tous les autres paramètres étant identiques », a déclaré Stella aux médias après les qualifications. « On devrait parler plus précisément du déficit de vitesse en ligne droite, que nous pouvons quantifier en une perte de temps au tour que je dirais supérieure à un dixième de seconde, possiblement entre un et deux dixièmes de seconde. »
Norris lui-même a été franc sur sa frustration. « Je suis juste plus lent sur chaque ligne droite, donc à chaque fois que j’ai une bonne sortie de virage, je suis juste plus lent à la fin de la ligne droite. C’est juste douloureux de voir ça à chaque fois », a-t-il déclaré.
Bien que McLaren soit déjà connue pour utiliser des rapports de démultiplication plus courts que les autres équipes motorisées par Mercedes — un compromis de configuration délibéré qui réduit la vitesse maximale en ligne droite — Stella a précisé que Norris perd du temps supplémentaire en plus de ce désavantage structurel, élargissant davantage l’écart face aux Red Bull et Ferrari en qualifications.
Diagnostiquer la cause première s’avère cependant difficile. Stella a expliqué qu’une défaillance liée au déploiement serait facile à identifier via la télémétrie, mais un problème mécanique au-delà de la portée des capteurs de la voiture est bien plus difficile à isoler. Il a également pris soin de noter que la cause pourrait ne pas provenir du moteur lui-même, laissant la porte ouverte à d’autres facteurs contributifs.
Le déficit est assez faible pour être masqué par l’aspiration — Stella a noté que même une voiture quatre secondes devant peut donner à Norris assez de tow pour paraître plus rapide que son coéquipier — mais statistiquement assez constant pour que l’équipe le traite comme une préoccupation légitime avant la course.
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