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Hadjar met fin à la malédiction de Red Bull avec son premier podium à Monaco

Isack Hadjar a terminé sur le podium à Monaco dimanche, mettant fin à une attente de 13 mois pour un résultat de Red Bull Racing d'un pilote autre que Max Verstappen. La performance maîtrisée du Français de 21 ans ravive l'espoir que le deuxième siège maudit de l'écurie soit enfin stabilisé.

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Hadjar met fin à la malédiction de Red Bull avec son premier podium à Monaco
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Isack Hadjar a remporté son deuxième podium en Formule 1 à Monaco dimanche, offrant à Red Bull Racing son premier résultat sans Verstappen depuis que Sergio Perez a terminé troisième à Shanghai le 21 avril 2024 — un écart de plus de 13 mois.

L’importance de cette disette est difficile à surestimer. Le podium de Perez à Shanghai avait été son quatrième en cinq premières courses de 2024, suggérant brièvement que Red Bull avait enfin trouvé le deuxième pilote constant dont ils avaient besoin. Red Bull l’a récompensé par une prolongation de contrat, écartant un Carlos Sainz alors disponible, avant de voir la forme de Perez se désagréger avant la fin de la saison. Liam Lawson l’a remplacé, puis a quitté le siège pour Yuki Tsunoda après seulement deux courses en 2025. Tsunoda, malgré un cahier des charges modeste — marquer des points, être constant, éviter les accidents — n’a jamais vraiment livré.

Quand Hadjar est arrivé, le deuxième siège avait acquis une réputation quasi mythologique de destructeur de carrières. La monoplace, construite entièrement autour de Verstappen, semblait n’offrir à ses autres occupants que de la souffrance avant le remplacement inévitable.

La performance de Hadjar à Monaco était convaincante précisément parce qu’elle était remarquable dans le meilleur sens du terme. Il ne fait pas la une pour les mauvaises raisons. Les grands récits de la saison 2025 — l’ascension de Kimi Antonelli, la renaissance de Lewis Hamilton chez Ferrari, l’effondrement du titre de George Russell — l’ont largement éclipsé, et c’est, paradoxalement, peut-être l’essentiel.

Pendant une grande partie de la première partie de Monaco, Hadjar a dû se défendre contre Russell tout en gérant un problème moteur, mais il a conservé sa position et a concrétisé l’opportunité. C’est un schéma qui le distingue de ses prédécesseurs dans ce siège: il absorbe les revers — y compris un accident à Miami qui a provoqué une explosion émotionnelle bien documentée — et trouve toujours un moyen de livrer quand la course l’exige.

Le Français de 21 ans fait ce qu’on attendrait d’un jeune pilote talentueux s’intégrant dans une équipe de haut niveau aux côtés d’un champion dominant: apprendre, faire des erreurs, et se rétablir. Ce cycle, si simple en théorie, s’est avéré insurmontable pour chaque pilote que Red Bull a placé dans cette monoplace au cours de l’année écoulée.

Que Hadjar ait véritablement brisé la malédiction ou l’ait simplement différée reste à voir. Mais après 13 mois d’embarras, de frustration et de portes tournantes, Red Bull a enfin un deuxième pilote qui semble à sa place.

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