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Rabiot sorti à la mi-temps sur carton jaune : Deschamps vivement critiqué après l'élimination des Bleus

Battue 2-0 par l'Espagne en demi-finale de Coupe du Monde, la France paie notamment une décision controversée de Didier Deschamps: sortir Adrien Rabiot à la pause, seul joueur tricolore en vue, pour prévenir un risque d'exclusion.

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Rabiot sorti à la mi-temps sur carton jaune : Deschamps vivement critiqué après l'élimination des Bleus
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La France est éliminée de la Coupe du Monde après une défaite 2-0 contre l’Espagne en demi-finale, et la décision de Didier Deschamps de remplacer Adrien Rabiot à la mi-temps concentre désormais les critiques. Averti en première période, le milieu a cédé sa place à Manu Koné sans que le cours du match n’en soit modifié.

Deschamps a justifié son choix à la pause: « Adrien a pris un carton jaune et il a déjà failli en prendre un deuxième. C’est difficile pour un milieu de terrain avec une telle intensité, dans un tel match, de pouvoir jouer libéré et faire des interventions. » Un argumentaire qui n’a pas convaincu les observateurs.

Sur le plateau de L’Équipe du Soir, Johan Micoud n’a pas mâché ses mots. « C’est pas possible d’avoir ce raisonnement quand on est en train de jouer une demi-finale de Coupe du Monde. Tu as ton joueur, tu le sors parce qu’il a un jaune. Je peux tout entendre, mais ça non. En première période, tu prends un bouillon terrible, tu en as un qui te sort deux, trois impacts, qui existe dans le match et tu le sors. »

Le journaliste Julien Laurens a été encore plus sévère. « Tout m’a déçu. Deschamps m’a déçu dans ses choix d’avant-match. Rabiot sort parce qu’il a un carton jaune… pour moi c’est scandaleux. C’est ton seul joueur qui est limite au niveau avec Upamecano dans cette première période, il gagne sept ou huit duels. Pour moi, il a fait n’importe quoi du début à la fin. »

L’Équipe dresse un constat similaire, sur un ton plus mesuré: le journal souligne que Rabiot « avait réussi un très gros début de match, avec une personnalité de patron, des duels de costaud et une foule de ballons récupérés », et que les Bleus, déjà menés, « avaient besoin de suivre son sillage » plutôt que de subir « l’apathie plutôt incarnée par Tchouaméni, enfermé dans une conception trop restrictive de son rôle ».

L’élimination met fin aux espoirs d’une troisième finale consécutive pour l’équipe de France, et relance le débat sur la gestion tactique de Deschamps dans les grands rendez-vous.

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