Les médias italiens questionnent les compositions d'Amorim, Milan sauvé par Moreira à la Lazio
L'AC Milan de Ruben Amorim reste invaincu en Serie A mais essuie des critiques acérées de la presse italienne après une première mi-temps décevante qui les a vus concéder deux buts à la Lazio, avant que le doublé de Diego Moreira en seconde période ne sauve un match nul 2-2.
L’AC Milan de Ruben Amorim a remonté un déficit de deux buts pour obtenir un match nul 2-2 à la Lazio samedi, mais le résultat n’a guère suffi à apaiser les doutes croissants sur les méthodes de l’ancien entraîneur de Manchester United dans la presse italienne.
Milan a été, selon les termes de la Gazzetta dello Sport, « franchement irreprésentable » durant les 45 premières minutes avant qu’Amorim ne procède à trois changements à la pause — Yunus Musah, Christian Pulisic et Diego Moreira. Le trio a transformé le match, le doublé de Moreira permettant aux Rossoneri d’arracher un point qu’ils n’avaient guère mérité en première période.
Amorim a été franc dans son analyse d’après-match. « En première mi-temps, nous n’étions pas nous-mêmes, il n’y avait pas d’énergie », a-t-il déclaré. « Tandis qu’en seconde, c’était l’inverse: il y avait de l’énergie, nous avions le contrôle total du match. Nous avons obtenu un point mais nous devions faire beaucoup mieux et on ne peut pas jouer que pendant une mi-temps. »
Milan occupe la cinquième place en Serie A avec deux victoires et deux nuls sur leurs quatre premiers matchs, mais la manière dont ces résultats ont été obtenus a suscité l’attention de deux des plus éminentes publications footballistiques italiennes.
La Gazzetta dello Sport a crédité le triple changement à la mi-temps d’Amorim — décrit comme un « triple café » — d’avoir sauvé la situation, mais s’est abstenue de lui donner un soutien total. « Concernant Amorim, une fois de plus sa composition initiale était faible, et ses changements ont été bons », conclut leur rapport. « Que ce soit une vertu ou une faiblesse, c’est à vous de décider. »
Corriere Della Sera a été plus pointu dans sa critique, notant qu’Amorim s’était « emporté » contre ses détracteurs avant le déplacement à la Lazio, avant que son équipe ne livre la première mi-temps aux hôtes sur un plateau. « Vingt minutes flamboyantes en début de seconde période ont suffi à Milan pour éviter sa première défaite, mais pas pour effacer les doutes », a écrit le média, ajoutant que la défense semblait fragile, la circulation du ballon lente, et les joueurs clés en difficulté — Luka Modrić ayant été pointé du doigt pour sa pire performance depuis son arrivée au club.
Le verdict de la presse italienne pointe un schéma familier de l’époque d’Amorim à Manchester United: des interventions tactiques depuis le banc qui sauvent des situations que ses compositions initiales ont contribué à créer. Que cette tendance reflète un entraîneur adaptable ou un entraîneur imparfait reste la question centrale qui plane sur ses premières semaines au San Siro.
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