Les fédérations de l'UEFA s'activent pour trouver un candidat face à Infantino
Plusieurs fédérations membres de l'UEFA cherchent activement un candidat pour affronter Gianni Infantino à la prochaine élection présidentielle de la FIFA, suite à une série de différends publics portant sur l'expansion de la Coupe du Monde, la Coupe du Monde des clubs et l'annulation controversée du carton rouge de Folarin Balogun par la FIFA.
Les fédérations membres de l’UEFA déploient des efforts coordonnés pour présenter un candidat face au président de la FIFA Gianni Infantino à la prochaine élection présidentielle, les relations entre l’instance dirigeante et son homologue européenne étant à un niveau historiquement bas.
Infantino a confirmé en avril lors du Congrès de la FIFA son intention de briguer un troisième mandat et espérait se présenter sans opposition. Cependant, le mécontentement croissant au sein de l’UEFA rend cette perspective de moins en moins probable, selon les rapports.
Les tensions s’accumulent depuis un certain temps. Infantino a supervisé l’expansion de la Coupe du Monde à 48 équipes et a évoqué l’idée d’une édition à 64 nations en 2030. Il a également restructuré la Coupe du Monde des clubs en un tournoi considérablement plus important, une décision largement perçue comme un défi direct à la Ligue des Champions de l’UEFA.
Le point de friction le plus récent concerne l’annulation par la FIFA d’un match de suspension pour Folarin Balogun, une décision sans précédent qui a suivi un contact du président américain Donald Trump. L’UEFA a réagi vivement, accusant la FIFA d’avoir franchi « une ligne rouge » avec une décision « incompréhensible et injustifiable » qui avait endommagé « l’intégrité du jeu et la crédibilité de la compétition ».
Le président de l’UEFA Alexander Ceferin serait le nom le plus en vue pour affronter Infantino, mais le Slovène devrait poursuivre dans son rôle actuel après les élections de l’UEFA au printemps prochain et ne serait pas en quête d’une confrontation avec le chef de la FIFA.
Le président du PSG Nasser Al-Khelaifi bénéficie du soutien de plusieurs fédérations de l’UEFA, notamment celles de la Belgique et de la Pologne, bien qu’il soit rapporté qu’il n’a aucune ambition de se présenter.
Des hauts responsables des fédérations de football de Bosnie, Norvège, Suède, Allemagne et Espagne ont discuté du soutien à Dariusz Mioduski, propriétaire de Legia Warsaw, et le soutien à sa candidature serait en croissance. Au-delà de l’UEFA, le président de la Concacaf Victor Montagliani a également été mentionné comme successeur potentiel, tout comme le président de la Confédération africaine de football Patrice Motsepe, qui serait porteur d’ambitions à long terme pour diriger la FIFA.
Aucun candidat officiel n’a encore été annoncé, et le calendrier électoral signifie que la campagne en est encore à ses débuts — mais l’ambiance dans les couloirs du pouvoir du football européen suggère que le chemin d’Infantino vers un troisième mandat ne sera pas simple.
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