Chaleur extrême à Philadelphie : les Bleus face à 40 °C pour leur 8e de finale contre le Paraguay
L'équipe de France affronte le Paraguay samedi à Philadelphie dans des conditions redoutables: un dôme de chaleur pourrait faire grimper le thermomètre jusqu'à 40 °C au coup d'envoi, sans que les joueurs aient eu le temps de s'y acclimater.
L’équipe de France disputera son huitième de finale de Coupe du monde contre le Paraguay samedi à 17 h (heure locale) à Philadelphie, dans une chaleur qui pourrait atteindre 40 °C. Un dôme de chaleur s’installe sur la côte est des États-Unis, et le staff tricolore reconnaît que les joueurs n’auront pas eu le temps de s’y préparer pleinement.
Le thermomètre affichait déjà 33 °C mercredi au camp de base des Bleus, à l’université de Bentley. Cyril Moine, le préparateur physique de l’équipe de France, avait anticipé la difficulté bien avant le tournoi. « L’acclimatation, si on veut vraiment faire quelque chose, il faut rester faire des entraînements sous de très hautes chaleurs. On ne les a pas actuellement. Et il faut le faire sur deux semaines, c’est compliqué », avait-il confié. Une vraie préparation axée sur la chaleur aurait, selon lui, sacrifié d’autres aspects de la mise en forme.
Des protocoles ont néanmoins été mis en place pour limiter les risques. Les joueurs consomment des boissons spécifiques et utilisent des écharpes contenant de l’eau glacée appliquées sur la nuque afin de faire baisser rapidement la température corporelle. Des stratégies de récupération et d’hydratation encadrent chaque séance d’entraînement.
Mais ces mesures ne suffiront pas à effacer totalement les effets d’une telle chaleur sur des organismes non acclimatés. Xavier Frezza, préparateur physique, a détaillé les risques concrets: « Cela favorise les coups de chaud, la déshydratation rapide. Cela aurait comme conséquence une fatigue plus prononcée, des risques de crampes, mais ça ne changerait pas grand-chose sur leur explosivité, c’est un état de fatigue global. Le soleil tape, fait monter ta température corporelle avec un risque de déshydratation. »
Philadelphie n’est pas une ville inconnue pour les Bleus: c’est là qu’ils avaient joué leur deuxième match de poules face à l’Irak, interrompu plus de deux heures en raison d’orages violents. Cette fois, c’est la canicule, et non la foudre, qui s’annonce comme le principal adversaire avant même le coup d’envoi.
À lire aussi
-
Football ·Brandt, Carvajal et Goretzka parmi les agents libres que Liverpool pourrait cibler sous Iraola
-
Football ·L'euphorie des fans du Mexique au stade Azteca provoque des tremblements enregistrés par les sismographes après la victoire contre l'Équateur
-
Football ·Le Mexique vise le record d'invincibilité de l'Angleterre en 1966, Jimenez face à Pickford
-
Football ·Kane sauve l'Angleterre avec un doublé tardif ; la Belgique et les États-Unis survivent au drame de la Coupe du Monde
-
Football ·Gueye menace de boycotter la Sénégal après le retournement spectaculaire de la Belgique (3-2 a.p.)
-
Football ·Rudi Garcia nie avoir visé le Sénégal avec son « ces équipes-là » après la qualification belge
Switzerland