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Rouet renforce les liens entre le Canada et la PWR pour bâtir l'avenir

L'entraîneur principal du Canada Kévin Rouet cultive activement les relations avec les clubs de Premiership Women's Rugby, où 25 de ses internationales sont engagées. Il considère cet arrangement comme un « gagnant-gagnant » qui soutient la croissance de l'équipe nationale avant un affrontement WXV contre l'Angleterre.

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Rouet renforce les liens entre le Canada et la PWR pour bâtir l'avenir
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L’entraîneur principal du Canada Kévin Rouet a fait du renforcement des relations avec les clubs de Premiership Women’s Rugby un pilier central de sa stratégie d’entraînement, avec 25 internationales canadiennes actuellement engagées dans l’élite anglaise formant la base de la récente progression de l’équipe nationale.

Avant le premier match du Canada dans la WXV Global Series — une victoire 64-26 contre l’Écosse au Hive Stadium à Édimbourg — Rouet a intégré l’entraîneur de Trailfinders Women Barney Maddison en tant qu’entraîneur invité pendant deux semaines. Maddison a guidé le club du West London jusqu’à la finale de PWR la saison dernière. L’équipe d’entraîneurs permanente de Rouet comprend déjà la directrice du rugby féminin de Saracens Alex Austerberry et l’entraîneur principal de Loughborough Lightning Nathan Smith.

« Les joueuses passent 80 % de leur temps dans un environnement PWR, » a expliqué Rouet. « Je pense qu’il est important que nous ayons cette relation pour nous assurer que les deux environnements en profitent mutuellement. C’est une situation gagnant-gagnant. »

La logique est simple: Trailfinders ont huit ou neuf Canadiennes sous contrat, Loughborough huit, et Saracens un nombre significatif malgré une légère réduction cette saison. Loughborough a déjà signé six internationales canadiennes pour la saison prochaine, rejoignant Fancy Bermudez dans les Midlands de l’Est. La saison dernière, une équipe Saracens renforcée par des joueuses canadiennes a remporté le quatrième titre PWR du club depuis le rebranding de la ligue avant la saison 2017/18, avec la capitaine du Canada Sophie de Goede jouant un rôle de premier plan.

Rouet est franc sur la nécessité sous-jacente. « Malheureusement, nous n’avons pas une ligue de qualité au Canada en ce moment, » a-t-il déclaré. « J’espère que cela viendra. C’est mon premier souhait. Mais ce n’est pas encore le cas. »

Cet arrangement a produit des résultats tangibles. Le Canada a atteint la finale de la Coupe du Monde de Rugby Féminin 2025, où il s’est incliné face à l’Angleterre, classée première mondiale, au Allianz Stadium, et les clubs PWR ont fourni les minutes de jeu régulières qui ont alimenté cette course.

La relation pourrait faire face à une certaine recalibration dans les années à venir. Le lobbying de la Rugby Football Union auprès de la PWR concernant le temps de jeu pour les joueuses qualifiées pour l’Angleterre semble porter ses fruits. La RFU a confirmé que si l’exigence actuelle de 13 joueuses qualifiées pour l’Angleterre par groupe de matchday restera en place, le crédit blessure du club sera supprimé à partir de la saison 2027/28 — ce qui signifie que seules les joueuses blessées en représentant une équipe d’Angleterre seront éligibles à cette exemption. Ce changement pourrait subtilement modifier l’équilibre de la constitution des effectifs dans les clubs PWR.

Pour l’instant, l’attention de Rouet se porte sur le défi immédiat: le Canada affrontera les Red Roses de l’Angleterre ce week-end dans une revanche directe de cette finale de Coupe du Monde, un match qui testera les progrès réalisés par les Canadiennes face à l’équipe qui les a battues sur la plus grande scène du sport.

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