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Pirès met en garde l'OM après trois défaites : « Je ne leur souhaite pas ce qu'on a vécu en 1999-2000 »

Douze ans après son passage à Marseille, Robert Pirès tire la sonnette d'alarme. Avec trois défaites en quatre journées de Ligue 1, l'OM pointe à la 12e place et ravive chez l'ancien milieu le souvenir d'une saison 1999-2000 frôlant la relégation.

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Pirès met en garde l'OM après trois défaites : « Je ne leur souhaite pas ce qu'on a vécu en 1999-2000 »
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Trois défaites en quatre journées, une 12e place et un mercato estival chaotique: l’OM s’est enfoncé dans la crise après son entrée en matière pourtant convaincante contre Strasbourg (4-0). Les hommes de Bruno Genesio ont successivement cédé face à Monaco (2-0), au Paris FC (3-2) puis à Rennes (1-0) vendredi, ne totalisant que trois points au classement de Ligue 1.

Ce début de saison alarmant a poussé Robert Pirès à prendre la parole. Le champion du monde 1998, qui a porté le maillot marseillais deux saisons, a reconnu que le club avait « mal démarré avec un mercato avec beaucoup de turbulences », Marseille ayant laissé filer plusieurs cadres cet été sans enregistrer la moindre recrue.

L’ancien milieu de terrain appelle néanmoins les joueurs à réagir. « C’est un club qui a peut-être besoin de cette excitation positive ou négative. Je souhaite aux joueurs d’avoir une révolte. Et s’il faut aller chercher une place européenne, il faut la chercher car quoi qu’il arrive c’est important », a-t-il déclaré.

Mais c’est surtout un souvenir personnel qui hante Pirès. La saison 1999-2000, qu’il a vécue de l’intérieur, reste une cicatrice ouverte. « Le départ de Laurent Blanc a bouleversé notre équipe. On a eu du mal à s’en remettre. La preuve, on a joué notre relégation sur une différence de buts face à Nancy », se rappelle-t-il. Cette année-là, l’OM, dirigé successivement par Rolland Courbis puis Bernard Casoni, n’avait remporté que neuf matchs pour dix défaites et quinze nuls, terminant 15e de Division 1 et évitant la descente de justesse.

« Je ne souhaite pas aux joueurs ni à l’OM de connaître ce qu’on a vécu en 1999-2000 », prévient-il, tout en soulignant l’intensité particulière du club phocéen: « Quand les choses ne vont pas bien, les supporters le font comprendre. Ça a été chaud, parfois brûlant avec eux, mais à partir du moment où tu joues pour ce club, tu sais où tu mets les pieds. »

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