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Mauvais départ du PSG : Luis Enrique averti de ne pas pousser l'avantage trop loin

Après cinq matchs sans victoire en Ligue 1 et une défaite à domicile face à Monaco (1-2), Luis Enrique est interpellé sur sa gestion du groupe parisien, avec une comparaison historique entre Sacchi et Zidane à l'appui.

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Mauvais départ du PSG : Luis Enrique averti de ne pas pousser l'avantage trop loin
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Le PSG a concédé vendredi soir sa deuxième défaite consécutive en Ligue 1, battu 2-1 par Monaco au Parc des Princes lors de la 3e journée. Depuis leur victoire en Supercoupe de l’UEFA face à Aston Villa (2-1), les Parisiens n’ont plus gagné: deux nuls et deux défaites en quatre matchs toutes compétitions confondues.

En conférence de presse après la rencontre, Luis Enrique n’a pas semblé particulièrement préoccupé, estimant que son équipe aurait mérité de l’emporter au regard du déroulement du match. Mais dans les médias, des voix commencent à s’élever pour interroger son management.

Le journaliste Dave Appadoo a pris la parole sur le plateau de la chaîne L’Équipe pour adresser une mise en garde directe au technicien espagnol, double vainqueur de la Ligue des champions avec le club. « Monsieur Luis Enrique, j’ai deux mots à vous dire. Évidemment, vous êtes un coach immense, certainement le plus grand de l’histoire du PSG, mais je trouve que cette fois, vous poussez peut-être votre avantage trop fort. »

Appadoo a pointé plusieurs décisions récentes de l’entraîneur: la sortie à la mi-temps d’Ousmane Dembélé et de Khvicha Kvaratskhelia lors du match face à Monaco, la mise à l’écart de Lucas Digne en tribune, et une exigence jugée excessive envers un groupe déjà sollicité. « L’an dernier, je pense que sur cet effectif fatigué, vous aviez eu de l’intelligence dans la gestion en leur laissant récupérer. Là, je trouve que cette espèce de sur-exigence peut-être en envoyant un Ballon d’Or à l’herbage, en envoyant un joueur international français en tribune, je trouve qu’il faut faire attention à ne pas pousser votre avantage trop tôt. »

Pour illustrer son propos, le journaliste a convoqué deux figures emblématiques du football européen. « Il y a trente ans, Arrigo Sacchi, la troisième année avait été passé par-dessus bord par les Néerlandais et l’effectif de l’AC Milan. Pourtant c’était un coach immense. Alors que Zinédine Zidane, lui, en troisième année avec le Real Madrid, avait su faire le dos rond, accompagner ses joueurs et les câliner un petit peu, avec le résultat que l’on connait. Donc attention au crochet de trop. »

Le PSG reprend la compétition prochainement avec l’objectif de renouer avec la victoire avant que la situation ne s’installe durablement dans les esprits.

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