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Benatia reconnaît l'échec de l'OM et défend ses choix financiers controversés

Écarté de l'Olympique de Marseille, Medhi Benatia a reconnu publiquement que la cinquième place en Ligue 1 et l'absence en Ligue des champions constituaient un échec, tout en rejetant la responsabilité des dérives financières sur une décision collective.

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Benatia reconnaît l'échec de l'OM et défend ses choix financiers controversés
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Medhi Benatia a livré un mea culpa mesuré sur son passage à l’Olympique de Marseille, reconnaissant que la cinquième place en Ligue 1 la saison dernière — synonyme de non-qualification en Ligue des champions — représentait un échec au regard des ambitions initiales. L’ancien directeur du football s’est exprimé longuement depuis son départ du club phocéen.

« L’année dernière, on a fait un effectif, on pensait tous qu’on finirait top 2, on s’est plantés. On a fini 5e de Ligue 1, on n’a pas ramené l’objectif de la qualification en Ligue des champions », a-t-il concédé sans détour. Face aux critiques des supporters marseillais, l’ancien international marocain a néanmoins tenu à défendre son engagement personnel: « Tout ce que je sais, c’est que du premier au dernier jour, j’ai tout donné pour le club. Je sais que je peux me regarder dans une glace, je n’ai jamais triché pour ce club. »

Sur la question de l’explosion de la masse salariale, Benatia a refusé d’endosser seul la responsabilité des prises de risques financières. Selon lui, chaque décision a été validée en haut de la hiérarchie du club, dans une logique de compétitivité immédiate. « Si tu veux de la qualité, si tu veux faire des matches comme face au Real Madrid, au PSG et essayer de s’assurer une deuxième place, tu dois faire un mix de joueurs expérimentés et de qualité. Le coach ou le directeur sportif avec le carnet de chèques, ça n’existe pas », a-t-il insisté.

L’ancien défenseur du Bayern Munich a également évoqué les contraintes imposées par le Fair-Play Financier lors du dernier mercato estival, attribuant les décisions de dégraissage à l’actionnaire Frank McCourt: « Après 10 ans de déficit, je pense qu’il a décidé de couper les robinets. » Il a illustré la difficulté de ces négociations à travers le transfert de Luis Henrique à l’Inter Milan, opération réalisée sous pression financière. « Quand on vend Luis Henrique à l’Inter et qu’on est obligé de le vendre pour le fair-play financier, je ne suis pas serein avant de voir Ausilio », a-t-il confié.

Benatia s’est en revanche réjoui que le club ait conservé des éléments clés comme Amine Gouiri et Igor Paixão malgré la pression de fin de mercato, saluant l’influence des supporters et du staff technique dans ces dossiers.

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