Zidane refuse Zaïre-Emery en latéral, Luis Enrique répond avec diplomatie
Zinédine Zidane a exclu d'aligner Warren Zaïre-Emery au poste de latéral droit en équipe de France, contrairement à l'usage du PSG. Luis Enrique a esquivé la polémique, saluant le travail du sélectionneur des Bleus.
Zinédine Zidane a tranché: Warren Zaïre-Emery ne jouera pas arrière droit en équipe de France. En dévoilant sa liste pour les deux matchs de Ligue des nations — face à l’Italie le 12 novembre, puis contre la Turquie à Bordeaux trois jours plus tard —, le sélectionneur des Bleus a été catégorique sur le sujet.
« Je ne vois pas du tout Warren Zaïre-Emery arrière droit. Il est bien au milieu de terrain, on n’est pas en club. Quand je sélectionne un joueur, je veux le voir dans sa position », a déclaré Zidane. Une prise de position qui contraste directement avec l’utilisation qu’en fait Luis Enrique au PSG, où le milieu de 20 ans est régulièrement aligné dans le couloir droit.
Interrogé sur cette divergence de vue, l’entraîneur espagnol a choisi la voie de la déférence. « Si j’ai un conseil à donner à Zinédine Zidane? Chaque entraîneur fait son travail, Zidane le fait très bien », a-t-il répondu, refusant d’alimenter la controverse.
Zaïre-Emery, lui, n’a pas caché son impatience à l’idée de rejoindre Clairefontaine pour la première fois sous les ordres du nouveau sélectionneur. Convoqué lors du premier rassemblement de Zidane en septembre, il avait dû déclarer forfait en raison d’une blessure à un adducteur, laissant sa place à Maghnes Akliouche. Présent samedi lors de la victoire du PSG contre Troyes (1-0) en Ligue 1, le titi parisien a exprimé son soulagement: « C’était frustrant, je suis allé les voir lors du dernier match, ils m’ont tous bien accueilli et j’ai hâte de tous les retrouver. De faire ma première avec le nouveau sélectionneur, ça sera quelque chose de spécial. »
Le désaccord entre Zidane et Luis Enrique reste donc poli mais réel: l’un voit en Zaïre-Emery un milieu de terrain, l’autre un joueur polyvalent capable de dépanner sur le flanc. C’est finalement le sélectionneur national qui aura le dernier mot lors des prochains rassemblements.
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