Zidane face à une première crise : le chef de sécurité des Bleus menacé de licenciement
Mohamed Sanhadji, chef de la sécurité de l'équipe de France, a été mis en examen le 16 septembre pour recel de détournement de fonds publics, corruption et trafic d'influence. Mis à pied à titre conservatoire par la FFF, il fait désormais l'objet d'une procédure disciplinaire pouvant mener à son licenciement.
Mohamed Sanhadji, chef de la sécurité de l’équipe de France depuis une vingtaine d’années, a été mis en examen le 16 septembre pour recel de détournement de fonds publics, corruption et trafic d’influence. La Fédération française de football (FFF) l’a depuis mis à pied à titre conservatoire et engagé une procédure disciplinaire qui pourrait déboucher sur son licenciement.
L’affaire éclabousse plusieurs joueurs internationaux, dont Kylian Mbappé. Sanhadji est soupçonné d’avoir reçu de l’argent et des faveurs de la part de certains d’entre eux. Sa mise en examen s’accompagne d’un contrôle judiciaire lui interdisant de se rendre à Clairefontaine, rendant l’exercice de ses fonctions impossible.
Philippe Diallo, président de la FFF, s’est exprimé jeudi en marge du comité exécutif de la fédération. Tout en soulignant les « services très positifs » rendus par Sanhadji depuis deux décennies et l’attachement des joueurs et sélectionneurs successifs à sa personne, il a justifié la décision de la FFF. « En septembre, il fait l’objet d’une mise en examen avec un contrôle judiciaire qui ne lui permet pas d’exercer ses missions auprès du football français. Et donc la FFF a pris la décision d’une mise à pied conservatoire, et il fait l’objet d’une demande d’entretien préalable », a-t-il détaillé.
Diallo a rappelé le contexte qui avait conduit à maintenir Sanhadji dans le staff jusqu’ici. Une enquête administrative menée l’année précédente avait déjà abouti à sa mise à la retraite anticipée fin décembre 2025, mais la proximité de la Coupe du monde avait poussé la FFF à lui proposer un CDD jusqu’au tournoi. « Nous étions à six mois de la Coupe du monde et un consensus s’est créé autour de l’idée qu’à la proximité d’une échéance aussi importante, le commandant puisse poursuivre ses activités », a-t-il expliqué, invoquant également la présomption d’innocence.
Après le Mondial, Sanhadji avait été reconduit dans le nouveau staff constitué autour de Zinédine Zidane, officiellement nommé sélectionneur le 28 juillet. Sa mise en examen a mis fin à cette continuité. Pour Zidane, à peine installé à la tête des Bleus, l’affaire constitue le premier dossier sensible à gérer avant même que la préparation sportive ne soit véritablement lancée.
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