Vingt ans après, Materazzi révèle ce qui a déclenché le coup de boule de Zidane
À l'approche du 20e anniversaire de la finale France-Italie du 9 juillet 2006, Marco Materazzi explique comment un appui défensif sur Zinedine Zidane et une réplique verbale sur sa sœur ont conduit à l'expulsion la plus célèbre de l'histoire du football.
Marco Materazzi a livré sa version la plus détaillée à ce jour de l’altercation avec Zinedine Zidane lors de la finale de la Coupe du monde 2006, à quelques jours du vingtième anniversaire d’un épisode qui reste gravé dans la mémoire collective du football mondial.
Tout commence, selon l’ancien défenseur de l’Inter Milan, sur un corner. Après avoir été réprimandé par Gennaro Gattuso pour avoir laissé Zidane s’échapper sur une tête arrêtée par Gianluigi Buffon, Materazzi décide de coller physiquement le numéro 10 français au corner suivant. « Je m’appuie sur Zidane quand il y a encore un centre », raconte-t-il. La réaction du Français ne se fait pas attendre: « Lui se vexe et me dit: ‘Si tu veux le maillot, je te le donne après le match.’ » Materazzi admet avoir répondu par des insultes visant la sœur de Zidane, assumant pleinement ses propos tout en invoquant l’exemple de Michael Jordan comme référence du trash-talk.
Le coup de boule qui a suivi, et qui a valu à Zidane un carton rouge à la 110e minute, a lui-même surpris Materazzi. « Le fait de ne pas m’attendre à son coup de boule a été un avantage, car, si je l’avais senti, j’aurais fait un geste de la main pour le repousser, et je pense que l’arbitre nous aurait expulsés tous les deux », analyse-t-il. Il précise que l’absence d’anticipation a paradoxalement protégé son corps: « Mon corps n’était pas rigide, donc je ne me suis pas fait mal, car un coup de tête aussi fort aurait pu créer des dégâts physiques. »
Materazzi refuse catégoriquement d’endosser seul le rôle du méchant de l’histoire. « Je ne suis pas un saint, mais Zidane non plus, vu que ce n’était pas son premier geste », dit-il, rappelant l’expulsion du Français contre l’Arabie saoudite en 1998. Il regrette que Zidane ne lui ait pas serré la main après la rencontre, estimant que ce geste aurait tourné à l’avantage du Français: « J’avais encore plus à perdre, parce que j’aurais été dépeint comme le fautif, je serais resté le méchant et lui serait devenu le seigneur. »
La France avait perdu cette finale aux tirs au but, privée de son capitaine dans les dernières minutes de la prolongation. Le 9 juillet 2026 marquera les vingt ans de ce dénouement.
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