L'appel de Manchester City affaibli : des preuves de l'UEFA contredisent la défense sur le financement d'Abu Dhabi
L'appel de Manchester City contre 114 accusations de violations financières de la Premier League fait face à un deuxième coup dur majeur. Des rapports indiquent que des preuves soumises par le club à l'UEFA il y a plusieurs années contredisent directement leur défense centrale selon laquelle les fonds du gouvernement d'Abu Dhabi — et non les propriétaires du club — auraient financé les contrats de sponsoring contestés.
L’appel de Manchester City contre un verdict de culpabilité sur 114 accusations de violations financières de la Premier League fait face à une pression croissante, après l’émergence de rapports indiquant que les preuves précédemment soumises par le club à l’UEFA sapent le cœur de leur défense.
City a été reconnu coupable la semaine dernière sur 114 des 115 accusations concernant des violations financières entre 2009 et 2018. La Premier League a allégué que des arrangements de sponsoring « fictifs » avaient été utilisés pour gonfler artificiellement les revenus du club de 900 millions de livres. City a nié tout acte répréhensible, affirmant détenir des « preuves irréfutables » pour innocenter son nom, et a formellement déposé un appel qu’une commission indépendante composée de trois personnes devrait résoudre avant la fin de l’année.
Un élément central de la défense de City est l’argument selon lequel les contrats de sponsoring contestés étaient légitimes et financés par le gouvernement d’Abu Dhabi — une entité d’État — plutôt que par les propriétaires du club, Abu Dhabi United Group (ADUG). Les règles de la Premier League permettent aux entités d’État de sponsoriser des clubs, ce qui rend cette distinction juridiquement significative.
Cependant, selon The Times, les preuves soumises par City à l’UEFA il y a plus de six ans semblent contredire cette position. Le club aurait déclaré à l’UEFA que deux paiements de 15 millions de livres chacun, effectués en 2012 et 2013, provenaient de Jaber Mohamed, alors directeur général de la Cour du Prince héritier des Émirats arabes unis (CPC). De manière cruciale, City aurait déclaré à l’UEFA que « le paiement a été effectué par ADUG » — sans divulguer de preuves que Mohamed avait des liens avec la CPC. Ces paiements auraient été censés provenir d’Etisalat, un sponsor de City détenu majoritairement par les Émirats arabes unis.
La contradiction apparente entre ce que City a déclaré à l’UEFA à l’époque et ce qu’ils soutiennent maintenant dans leur appel représente une complication importante pour l’équipe juridique du club.
Ceci fait suite à un coup dur antérieur rapporté la semaine dernière: Etihad Airways, le principal sponsor maillot de City, a déclaré aux départements américains du Commerce, des Transports et d’État en 2015 — lors d’une enquête distincte sur les compagnies aériennes d’État — que les affirmations selon lesquelles le gouvernement d’Abu Dhabi aurait payé les sponsorisations étaient « fausses ».
Pris ensemble, les deux éléments de preuves historiques placent City dans la position difficile de défendre un récit que ses propres divulgations passées semblent contredire. La commission indépendante supervisant l’appel n’a pas encore fixé de date d’audience, mais le tableau qui émerge suggère que le chemin de City pour annuler le verdict est considérablement plus étroit que ne l’ont laissé entendre les déclarations publiques du club.
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