La presse égyptienne accuse l'arbitrage d'avoir confisqué le match contre l'Argentine
Au lendemain de l'élimination des Pharaons face à l'Albiceleste, les grands quotidiens égyptiens Al-Ahram et Al-Masry Al-Youm dénoncent unanimement un arbitrage partial, pointant notamment un penalty non sifflé à la 72e minute et une utilisation jugée sélective de la VAR.
Les Pharaons ont été éliminés par l’Argentine, mais c’est l’arbitrage qui monopolise les débats en Égypte au lendemain de la défaite. La presse cairote, des journaux d’État aux titres indépendants, désigne unanimement le corps arbitral comme principal responsable de l’issue du match.
Le grand quotidien d’État Al-Ahram reconnaît la vaillance des joueurs égyptiens tout en fustigeant ce qu’il décrit comme une « partialité flagrante ». Le tournant du match, selon le journal, réside dans un penalty non sifflé en seconde période et une utilisation jugée « sélective » de la VAR. « Notre équipe nationale n’a pas seulement affronté le génie argentin, elle a dû faire face à un sifflet partial qui a refusé de voir l’évidence, écrit-il. Comment la VAR a-t-elle pu ignorer cette semelle flagrante dans la surface à la 72e minute? L’Égypte a gagné le respect du monde, mais a perdu un match qui lui a été confisqué par des décisions incompréhensibles. »
Le quotidien relaie également les propos du sélectionneur national en conférence de presse: « Nous ne demandons pas de faveurs, nous demandons simplement la justice. Aujourd’hui, le football a été cruel, non pas à cause du ballon, mais à cause de ceux qui doivent en appliquer les règles. »
Le ton monte d’un cran dans les colonnes du quotidien indépendant Al-Masry Al-Youm, qui donne une dimension quasi politique à la controverse. Pour ce journal, la rencontre illustre une tendance systémique: les instances internationales protégeraient, consciemment ou non, les grandes nations du football au détriment des sélections africaines. L’éditorialiste note que chaque contact litigieux a été sifflé en faveur des Sud-Américains, tandis que les fautes répétées sur les attaquants égyptiens sont restées impunies. « C’est toujours la même histoire, déplore-t-il. Dès qu’une nation arabe ou africaine bouscule la hiérarchie mondiale, le sifflet devient tremblant. L’Argentine n’avait pas besoin de l’aide de l’arbitre pour briller, mais elle en a bénéficié à chaque seconde de tension. C’est une honte pour le sport de haut niveau. »
Si les griefs exprimés relèvent pour partie de la frustration post-match, la convergence des voix — presse d’État et presse indépendante confondues — témoigne d’un sentiment d’injustice profond et largement partagé au sein de l’opinion égyptienne.
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