Infantino refuse de démissionner malgré l'intervention de Trump dans l'affaire Balogun
Gianni Infantino a confirmé qu'il se présenterait à la réélection à la présidence de la FIFA en 2027, défiant les appels massifs à la démission suite à l'intervention de Donald Trump dans la suspension du carton rouge de Folarin Balogun, qui a provoqué une vive condamnation de l'UEFA.
Gianni Infantino a déclaré son intention de rester président de la FIFA et de briguer sa réélection en 2027, écartant les pressions croissantes pour qu’il démissionne suite à l’intervention directe de Donald Trump dans une affaire disciplinaire à la Coupe du Monde.
La controverse porte sur Folarin Balogun, qui a reçu un match de suspension après son carton rouge lors de la victoire 2-0 des États-Unis contre la Bosnie. Cette suspension a été levée de manière controversée, Trump déclarant publiquement qu’il avait demandé à Infantino de réexaminer l’incident. Balogun a ensuite débuté le match de huitièmes de finale contre la Belgique — une rencontre que les co-organisateurs ont perdue 4-1 à Seattle et qui les a éliminés du tournoi.
La Belgique a formé un recours contre la décision de réintégrer Balogun, mais celui-ci a été rejeté. Le résultat sur le terrain a finalement rendu la question sans objet pour les Belges, mais les retombées politiques continuent de se répercuter dans le sport.
Cet épisode entre en tension directe avec les statuts de la FIFA, qui interdisent l’ingérence politique dans les affaires de ses associations membres. La fédération népalaise a été suspendue le mois dernier précisément pour cette raison. Les critiques soutiennent que l’organe directeur a appliqué ses règles de manière sélective, le chef d’État de la nation hôte semblant influencer une décision de compétition sans conséquence.
L’UEFA a publié une déclaration pointue condamnant la décision, affirmant qu’elle « franchissait une ligne rouge ». L’organe directeur européen a arguté qu’une suspension automatique d’un match suite à un carton rouge n’est pas une mesure discrétionnaire et ne peut être soumise à des exceptions, particulièrement en cours de tournoi quand d’autres joueurs dans des situations identiques avaient déjà purgé leurs suspensions. « Quand la certitude des règles n’est plus garantie par ses gardiens, l’intégrité du jeu est en jeu », a déclaré l’UEFA.
Malgré le contrecoup, Infantino — qui occupe le poste depuis une décennie — a signalé en avril qu’il contesterait l’élection présidentielle de la FIFA en 2026. « Je veux vous confirmer que je serai candidat à l’élection du président de la FIFA l’année prochaine », a-t-il déclaré aux 211 associations membres à l’époque. Une victoire prolongerait son mandat jusqu’en 2031, moment auquel il aurait atteint sa limite de mandats maximaux.
Bien qu’Infantino fasse face à une opposition importante en Europe, il conserve un large soutien en Afrique et en Amérique du Sud, des blocs qui détiennent un poids de vote substantiel au congrès de la FIFA. Les analystes suggèrent que, s’il surmonte la tempête actuelle, il reste le favori pour la réélection.
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