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Dix ans de McCourt à l'OM : 710 millions dépensés, zéro titre et un club à vendre

Le 17 octobre 2016, l'homme d'affaires américain Frank McCourt rachetait l'Olympique de Marseille pour 45 millions d'euros. Une décennie plus tard, le bilan sportif est catastrophique et une cession à 450-500 millions d'euros se profile.

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Dix ans de McCourt à l'OM : 710 millions dépensés, zéro titre et un club à vendre
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Frank McCourt fête ce 17 octobre ses dix ans à la tête de l’Olympique de Marseille, une décennie soldée par zéro titre collectif, 710 millions d’euros investis et un club désormais présenté comme vendable entre 450 et 500 millions d’euros.

L’homme d’affaires de Boston, devenu multi-milliardaire après la cession des Los Angeles Dodgers, avait racheté le club marseillais à Margarita Louis-Dreyfus le 17 octobre 2016 pour 45 millions d’euros, en effaçant au passage une dette d’environ 100 millions. Son fils Kyril Louis-Dreyfus avait alors conservé 5 % du capital. Lors de la signature, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin avait planté le décor sans ambiguïté: « Il va falloir gagner, il va falloir mettre des sous! Puisque vous en avez, c’est ce que vous ferez! »

Le bilan sportif de ces dix années est sévère: une finale de Ligue Europa en 2018, deux demi-finales européennes supplémentaires dont une en Conference League, seulement trois participations en Ligue des champions pour des résultats décevants, et aucune finale de Coupe de France. McCourt a d’abord dû compenser les erreurs de son premier président, Jacques-Henri Eyraud, avant de soutenir le rythme de recrutement effréné imposé par Pablo Longoria, directeur sportif devenu président du club.

Depuis l’été dernier, une cure d’austérité a été imposée, livrant une équipe peu compétitive et privée de Ligue des champions — compétition dont les droits télévisés auraient pourtant été les bienvenus. Le club vivote.

Pourtant, la valeur commerciale de l’OM a progressé. Les recettes de billetterie ont doublé en dix ans, passant de 15,8 à 30,3 millions d’euros, tandis que les revenus de sponsoring ont bondi de 250 %, de 28,9 à 71,7 millions. Le retour d’Adidas comme équipementier, en remplacement de Puma, illustre l’attractivité persistante de la marque marseillaise et justifie une valorisation estimée à 450 ou 500 millions d’euros. De quoi convaincre McCourt de passer la main?

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