Affaire Balogun : la FIFA lève la suspension, l'UEFA et Klopp montent au créneau
La FIFA a annulé la suspension automatique de Folarin Balogun, exclu lors du dernier match des États-Unis, lui permettant de jouer le huitième de finale contre la Belgique. L'UEFA, Thomas Tuchel et Jürgen Klopp ont vivement dénoncé cette décision.
La FIFA a levé la suspension automatique de Folarin Balogun, deux jours avant le huitième de finale opposant les États-Unis à la Belgique lors de la Coupe du monde 2026. L’attaquant américain avait été exclu lors du dernier match de la phase de groupes, ce qui aurait dû l’écarter automatiquement du prochain rendez-vous.
L’UEFA a immédiatement réagi par un communiqué cinglant. « La décision prise hier de suspendre, à titre probatoire pour une durée d’un an, l’application de la suspension automatique d’un match suite au carton rouge infligé au joueur Folarin Balogun a franchi une ligne rouge », a dénoncé la confédération européenne. Elle rappelle que « la suspension automatique d’un match minimum suite à un carton rouge n’est pas une option discrétionnaire » et que ce principe « ne saurait faire l’objet d’exceptions, a fortiori en cours de tournoi, alors que plusieurs autres joueurs se sont trouvés dans la même situation et ont purgé leur suspension sans problème ».
Thomas Tuchel, sélectionneur de l’Angleterre, a abondé dans le même sens après la qualification des Three Lions pour les quarts de finale. « Où est-ce que ça commence et où est-ce que ça s’arrête maintenant? Pouvons-nous revenir sur une décision ou non? Devons-nous faire appel si un carton jaune n’est pas un carton jaune? », a-t-il interrogé, réclamant davantage de « cohérence » de la part de l’instance mondiale.
Jürgen Klopp a été encore plus direct. Interrogé sur une éventuelle intervention de la Maison Blanche dans la décision, l’entraîneur allemand — pressenti pour prendre la tête de la Mannschaft — n’a pas mâché ses mots: « Si c’est vraiment le cas, alors c’est insensé. Le football est à nous, pas à eux. » Il a également ciblé Gianni Infantino et Donald Trump. « Ces deux personnes, qui ne connaissent rien au foot, ne devraient pas s’en mêler. C’était un carton rouge. Il n’y a pas à discuter. Nous sommes désolés pour Balogun, car il n’a pas fait exprès. Mais c’est ce que dit le règlement. »
Cette controverse s’ajoute à plusieurs polémiques arbitrales qui ont déjà émaillé la compétition, et place la FIFA sous une pression croissante à mesure que le tournoi nord-américain avance vers sa phase à élimination directe.
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