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Trois défaites en quatre matches : l'OM n'avait pas si mal débuté depuis 1985

Battu à Rennes vendredi soir sur un but d'Adrien Thomasson, l'OM enchaîne une troisième défaite consécutive en Ligue 1. Un bilan qui ramène le club à l'été 1985, avant l'ère Bernard Tapie.

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Trois défaites en quatre matches : l'OM n'avait pas si mal débuté depuis 1985
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L’Olympique de Marseille a sombré à Rennes vendredi soir (1-0), signant sa troisième défaite consécutive en Ligue 1 après les revers à Monaco (2-0) et contre le Paris FC au Vélodrome (2-3). Avec un bilan d’une victoire et trois défaites en quatre journées, Bruno Genesio égale le pire départ de l’OM depuis l’été 1985.

L’unique but de la soirée au Roazhon Park est signé Adrien Thomasson, suffisant pour enfoncer un peu plus des Phocéens qui avaient pourtant lancé leur championnat en fanfare avec un large succès contre Strasbourg (4-0). Depuis, la machine s’est grippée et le technicien marseillais n’a guère caché sa résignation face à un effectif qu’il juge lui-même limité en talent.

La situation est d’autant plus préoccupante que le club de Frank McCourt n’a pas réussi à alléger sa masse salariale cet été, contraignant le directeur sportif Grégory Lorenzi à opérer sans le moindre recrutement. Le Vélodrome accueillera le PSG dans une semaine pour un Classique qui s’annonce périlleux dans ce contexte.

Pour trouver un début de saison aussi catastrophique dans l’histoire du club, il faut remonter à l’été 1985. Le Yougoslave Zarko Olarevic, attaquant de l’OM entre 1983 et 1984 reconverti entraîneur, avait alors conduit une équipe comprenant Joseph-Antoine Bell, José Anigo et un jeune Christophe Galtier à trois défaites lors de ses quatre premières sorties: Le Havre (1-0), l’AJ Auxerre (2-0) et Brest Armorique (2-1), pour une seule victoire contre Nice (2-1) au Vélodrome.

Olarevic n’avait pas survécu à cette saison ratée. C’est Bernard Tapie, intronisé président avant la finale de Coupe de France perdue 2-1 face aux Girondins de Bordeaux d’Aimé Jacquet, qui l’avait écarté du banc — ouvrant ainsi l’une des périodes les plus fastes de l’histoire marseillaise. Quarante ans plus tard, l’OM attend toujours de trouver la sortie de crise.

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