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Robert Pirès fait ses débuts au cinéma à 52 ans : « C'est un vrai métier »

Quelques jours après son jubilé à Metz, l'ancien ailier des Bleus Robert Pirès révèle sa reconversion inattendue: il tient un rôle dans le film Melpomène, sorti le 30 septembre, aux côtés d'Andie MacDowell.

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Robert Pirès fait ses débuts au cinéma à 52 ans : « C'est un vrai métier »
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Robert Pirès a troqué les crampons pour les plateaux de tournage. Plus de dix ans après la fin de sa carrière, l’ancien ailier champion du monde 1998 fait ses débuts au cinéma dans Melpomène, sorti le 30 septembre, où il incarne le cousin de la réalisatrice Charlotte Dauphin aux côtés d’Andie MacDowell.

Tout est parti d’une rencontre fortuite. La coach de jeu de l’actrice principale habite dans le même immeuble que Pirès, à Paris. « Elle m’a dit que Charlotte cherchait de nouveaux visages pour son prochain film, raconte-t-il. Elle m’a demandé si ça m’intéressait. Je lui ai dit que j’allais y réfléchir, parce que ce n’est pas mon métier. »

L’ancien joueur d’Arsenal a finalement accepté, en prenant le défi très au sérieux. Il a suivi des séances de coaching pour apprendre à respirer, occuper l’espace et être attentif au jeu des autres acteurs. « C’est un vrai métier, dont je n’ai pas les bases, admet-il. Trouver la bonne intonation, parler au bon moment, ce n’était pas évident. »

La pression ressentie devant la caméra l’a surpris, lui qui a disputé des finales de Ligue des champions et de Coupe du monde. « Quand vous faites une erreur au foot, un coéquipier peut en général la rattraper. Au cinéma, si tu te trompes, tout le monde recommence. Donc je ne voulais pas me rater. »

Pirès a néanmoins trouvé des passerelles entre les deux disciplines. « On joue la comédie chacun à notre manière, affirme-t-il. Provoquer, tomber au bon moment alors qu’il n’y avait pas faute, je savais le faire. » Une allusion transparente à ses talents de simulateur sur les terrains, qui lui a valu quelques piques de ses partenaires de tournage: « On m’a vanné en me disant de muscler mon jeu d’acteur. On m’a demandé si j’avais musclé ma parole » — référence directe à la séquence culte du documentaire Les yeux dans les Bleus, où Aimé Jacquet lui avait lancé la même formule.

Cette aventure cinématographique s’inscrit dans une semaine chargée pour Pirès: il venait d’organiser son jubilé à Metz, où Thierry Henry, Samuel Eto’o, Franck Ribéry, Marcel Desailly et Patrick Vieira avaient répondu présent, sous la direction technique d’Aimé Jacquet et d’Arsène Wenger.

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