Les salaires XXL bloquent le dégraissage de l'OM à huit jours de la fin du mercato
À huit jours de la clôture du mercato estival, l'Olympique de Marseille peine à se séparer de ses indésirables. En cause: des rémunérations comprises entre 300 000 et 500 000 euros mensuels qui réduisent drastiquement le nombre de clubs acheteurs potentiels.
L’Olympique de Marseille se retrouve prisonnier de sa propre politique salariale à l’approche de la clôture du mercato estival. Avec des joueurs percevant entre 300 000 et 500 000 euros par mois, le club phocéen ne parvient pas à trouver preneurs pour ses éléments indésirables, faute de destinations capables de s’aligner sur de telles exigences financières.
Le consultant Kevin Diaz a posé un diagnostic sans détour sur la situation marseillaise: « Il faut arrêter avec Lorenzi. Il y a des joueurs à l’OM avec des salaires qui les rendent invendables, c’est tout. Des joueurs touchent entre 300 000 et 500 000 euros actuellement. » Pour Diaz, les difficultés de dégraissage ne tiennent pas à un déficit de compétences au sein de la direction sportive, mais bien à une réalité structurelle du marché.
Le cas Pierre-Emile Hojbjerg cristallise cette impasse. Le milieu danois, sous contrat avec le club, aurait refusé une piste menant à Newcastle, faute d’envie d’y rejoindre. « Hojbjerg, c’est un père de famille, il n’ira que là où il a envie d’aller et il faudra que ce club puisse lui donner 500 000 euros, a expliqué Diaz. S’il veut aller en Italie et que le club italien ne peut pas lui donner le même salaire, il n’ira pas. »
La logique est implacable: le panel des acheteurs potentiels se réduit à ceux qui disposent à la fois des moyens financiers et du projet sportif susceptible de convaincre le joueur. Quand ces deux conditions ne sont pas réunies simultanément, la transaction est impossible, quelle que soit la qualité du directeur sportif en poste.
« Lorenzi ou pas — tu peux même faire venir Luis Campos — si le joueur a décidé d’aller là où il a envie avec l’argent qu’il souhaite toucher, tu ne vas pas le vendre. Donc, ce n’est pas une histoire de réseaux », a conclu Diaz.
En accordant des rémunérations élevées pour attirer des profils de premier plan, l’OM s’est enfermé dans un modèle qui complique aujourd’hui toute opération de dégraissage. Avec la fenêtre de transferts qui se referme dans huit jours, le club marseillais dispose d’une marge de manœuvre très étroite pour alléger sa masse salariale et rééquilibrer ses comptes.
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