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Infantino contesté : Diallo reconnaît des manquements mais ne rompt pas avec le patron de la FIFA

Interpellé sur les polémiques du Mondial 2026 — dont l'affaire Balogun — et sur l'élection FIFA de 2027, le président de la FFF Philippe Diallo a livré un soutien mesuré à Gianni Infantino, tout en pointant des lacunes de gouvernance.

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Infantino contesté : Diallo reconnaît des manquements mais ne rompt pas avec le patron de la FIFA
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Le président de la Fédération Française de Football Philippe Diallo a livré dimanche un soutien prudent à Gianni Infantino, tout en reconnaissant des manquements dans la gouvernance de la FIFA, au lendemain d’un Mondial 2026 marqué par plusieurs controverses.

Interrogé par L’Équipe, Diallo a d’abord évoqué ses échanges directs avec le patron de la FIFA, notamment lors du match France-Maroc (2-0). Il dit avoir alerté Infantino depuis plusieurs mois sur la redistribution financière aux équipes participantes. « Je considère que le mérite sportif n’est pas suffisamment valorisé », a-t-il déclaré, précisant que la France avait récupéré 98 millions d’euros supplémentaires, une somme toutefois divisée entre 48 équipes.

Sur les épisodes les plus controversés du mandat d’Infantino — le « Prix de la Paix » remis à Donald Trump avant le tournoi, et surtout l’affaire Folarin Balogun, dans laquelle la FIFA est intervenue pour annuler un carton rouge infligé à l’attaquant américain après une demande confirmée par Trump lui-même —, Diallo n’a pas esquivé. « Il y a eu des interrogations, oui », a-t-il concédé, avant d’ajouter: « Dans notre sport, il faut faire attention à la crédibilité, au respect, qui doivent être au cœur de la gouvernance de la FIFA. »

Sur la question d’un vote français en faveur d’Infantino lors de l’élection à la tête de l’instance prévue en 2027, le dirigeant français a soigneusement évité de s’engager. Il a d’abord relativisé l’enjeu: « La plus forte probabilité est qu’il n’y ait qu’un candidat. » Puis il a tempéré toute idée de fronde européenne: « Le mot est fort. » Sa conclusion résume l’ambiguïté de sa position: « Tout n’est pas parfait. Il y a des dispositions que je n’aurais pas soutenues, mais globalement, nous y sommes. »

En poste depuis 2016, Gianni Infantino, 56 ans, cristallise les critiques comme rarement auparavant. Le soutien de la FFF semble acquis, mais il arrive assorti de réserves que Diallo n’a, cette fois, pas cherché à dissimuler.

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