Éliminé par la Norvège en huitièmes, le Brésil vit sa honte historique au Mondial 2026
Battue 1-2 par la Norvège au MetLife Stadium, la Seleção quitte la Coupe du monde 2026 dès les huitièmes de finale. Une élimination qui égale la plus longue disette de l'histoire brésilienne au Mondial et déclenche une tempête médiatique au pays.
La Seleção a été éliminée de la Coupe du monde 2026 dès les huitièmes de finale par la Norvège (1-2) au MetLife Stadium, vingt-quatre ans après son dernier sacre en 2002. Le Brésil égale ainsi sa plus longue période sans titre dans l’histoire du tournoi, et la presse brésilienne n’a pas attendu pour rendre son verdict.
Globo Esporte, le plus grand portail sportif du pays, ouvre ses pages avec un constat clinique. L’analyste Rodrigo Coutinho pointe une « complaisance coupable » et un « manque de précision » comme principaux facteurs de l’élimination. Le site rappelle également le contexte chaotique qui a précédé ce Mondial: quatre sélectionneurs différents et 96 joueurs testés en quatre ans depuis le Qatar, un instabilité chronique qui s’est payée cash face au pragmatisme norvégien.
Le procès de Carlo Ancelotti est au cœur des réactions. Le quotidien Lance! qualifie l’arrivée de l’entraîneur italien d’« échec industriel », fustigeant l’absence de fond de jeu d’une équipe incapable de créer du danger collectivement. « Le Brésil est sorti par la petite porte, sans style à lui et privé de cracks alléchants. Nous avons vendu notre âme pour un projet tactique européen moderne qui a fini par aseptiser notre football », écrit le journal dans un éditorial au vitriol. Lance! pointe également l’incapacité d’Ancelotti à trouver une réponse tactique depuis son banc lorsque Erling Haaland a commencé à dominer physiquement la défense centrale brésilienne.
UOL a centré son analyse sur ce duel perdu face au buteur norvégien. « Haaland domine, et le Brésil s’effondre », résume le média, avant d’enfoncer le clou: « Le roi du football mondial n’est pas vêtu de jaune et vert. » Le traumatisme est comparé à celui du 7-1 subi à domicile en 2014, une référence qui, au Brésil, n’a rien d’anodin.
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