Écarté du staff de Zidane après 48 heures, le podologue Rétali crie à l'injustice
Nommé le 13 août dans le staff de l'équipe de France, Marc Rétali en a été exclu deux jours plus tard pour avoir accordé une interview avant même de signer son contrat. Il dénonce une sanction disproportionnée.
Marc Rétali n’aura passé que quarante-huit heures dans le staff de Zinédine Zidane. Nommé le 13 août au sein du nouveau groupe d’encadrement des Bleus, le podologue alsacien en a été écarté dès le 15 août par la Fédération française de football (FFF), qui lui reproche de ne pas avoir respecté son devoir de réserve après une interview accordée à une radio sportive quelques heures après l’annonce de sa nomination.
Rétali est sorti du silence ce vendredi dans les colonnes des Dernières Nouvelles d’Alsace et de L’Alsace pour contester la version fédérale. Son argument central: il n’avait pas encore signé son contrat au moment où les journalistes l’ont sollicité. « La Fédération française de foot a indiqué que je n’avais pas respecté mon devoir de réserve, comme si je n’avais pas respecté mon contrat. Le problème, c’est que je n’avais pas encore signé mon contrat quand les journalistes m’ont sollicité », déclare-t-il, qualifiant l’épisode d’« injustice formelle ».
S’il reconnaît que des « recommandations de prudence » avaient été formulées en amont, il assure ne pas les avoir interprétées comme une interdiction absolue de s’exprimer. Une maladresse sans intention de nuire, insiste-t-il, qui ne justifiait pas une éviction définitive. « Quand bien même j’étais parti à la faute, cela valait un carton jaune, une sanction, un blâme, mais pas une exclusion totale », déplore-t-il.
Fort de vingt ans d’expérience au FC Sochaux et auprès de plusieurs équipes cyclistes professionnelles — Cofidis, Groupama-FDJ, Decathlon-AG2R La Mondiale —, Rétali estime avoir été délibérément « transformé en exemple » pour poser d’emblée la discipline du nouveau staff. Il attribue la sévérité de la réaction à l’exposition médiatique exceptionnelle que génère le nom de Zidane: « Dès qu’on parle de l’équipe de France et de Zinédine Zidane, ça prend une caisse de résonance assez marquée. Cela a débordé les gens en place. »
Au-delà du rendez-vous manqué avec le maillot bleu, c’est le préjudice moral et professionnel qui préoccupe désormais l’Alsacien. Jugeant l’épisode « péjoratif » pour son image et sa famille, il dit vouloir tourner la page et se consacrer à de nouveaux projets.
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