Deschamps ciblé par la Turquie, mais les supporters locaux s'y opposent fermement
Deux mois après avoir quitté l'équipe de France, Didier Deschamps figure sur la liste restreinte de la fédération turque pour remplacer Vincenzo Montella, limogé après quatre défaites consécutives en Ligue des nations. L'opinion publique turque, elle, préfère nettement un technicien local.
Didier Deschamps est dans le viseur de la fédération turque de football, deux mois seulement après avoir conclu quatorze années à la tête de l’équipe de France lors de la Coupe du monde 2026. Selon la chaîne NTV, son nom figure sur une liste restreinte de quatre candidats pour succéder à Vincenzo Montella, démis de ses fonctions après une série de quatre défaites consécutives en Ligue des nations — contre l’Italie, la Belgique et la France de Zinedine Zidane.
La fédération turque avait déjà approché Deschamps l’été dernier, sans succès: l’ancien sélectionneur avait alors décliné, souhaitant marquer une pause avant de reprendre du service. La piste Arda Turan a également été explorée, mais le Shakhtar Donetsk a refusé de libérer son entraîneur sans compensation financière, poussant la fédération à élargir ses recherches. Si les noms de Julian Nagelsmann et Vitor Pereira avaient initialement circulé, la liste s’est depuis resserrée autour de trois techniciens locaux et du Français.
Parmi les candidats nationaux, Şenol Güneş, figure tutélaire du football turc qui avait conduit la sélection à la troisième place du Mondial 2002, fait figure de favori symbolique. Abdullah Avcı, tacticien expérimenté déjà passé par le banc national au début des années 2010, et Fatih Tekke, représentant d’une nouvelle génération d’entraîneurs locaux, complètent le tableau.
Malgré un palmarès qui impose le respect — vainqueur de la Coupe du monde 2018, finaliste en 2022 —, Deschamps ne fait pas l’unanimité en Turquie. Sur les réseaux sociaux et les forums spécialisés, les supporters expriment une nette préférence pour un entraîneur local, invoquant la barrière de la langue, le manque de familiarité avec la culture footballistique turque et le coût d’un profil étranger de ce calibre.
La perspective d’un retour précipité semble par ailleurs peu compatible avec les intentions de Deschamps lui-même. Prêt à patienter jusqu’à l’été prochain avant de reprendre un poste, il ne devrait accepter une offre d’ici la fin de l’année que si elle présente un prestige ou des conditions financières exceptionnels. La situation est d’autant plus délicate que la Turquie est attendue en France, à Bordeaux, en novembre prochain.
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