Benzema lié à la Saudi Pro League jusqu'en 2030 : les 79 M€ qui bloquent tout départ
Malgré des rumeurs de séparation avec Al-Hilal, Karim Benzema reste financièrement enchaîné à l'Arabie Saoudite. Un contrat d'ambassadeur avec la Saudi Pro League lui garantit 78,8 M€ jusqu'en 2030, une somme qu'il perdrait intégralement en quittant le championnat.
Karim Benzema ne quittera pas l’Arabie Saoudite de sitôt — du moins pas si les chiffres ont leur mot à dire. Si des sources locales évoquent des tensions entre l’attaquant français et Al-Hilal, un contrat d’ambassadeur signé directement avec la Saudi Pro League, d’une valeur totale de 78,8 millions d’euros, rend un départ vers l’Europe ou ailleurs quasi impossible cet été.
À 38 ans, Benzema affiche des statistiques honorables sous le maillot d’Al-Hilal: 10 buts et 5 passes décisives en 16 matchs cette saison. Son contrat sportif court jusqu’en juin 2027, avec encore 17,8 millions d’euros à percevoir. Mais c’est l’accord institutionnel conclu avec la ligue elle-même qui pèse le plus lourd: environ 19,7 millions d’euros par an jusqu’en 2030, une enveloppe qui s’évaporerait intégralement en cas de départ du championnat saoudien.
Selon des informations rapportées par le journaliste d’Al-Riyadiyah, la direction d’Al-Hilal examinerait plusieurs scénarios pour mettre fin prématurément au contrat du joueur, dont une rupture unilatérale estimée à 22 millions d’euros, que le propriétaire du club, le prince Al-Waleed ben Talal, serait prêt à assumer personnellement. Le quotidien Asharq Al-Awsat nuance toutefois cette piste: une éventuelle séparation passerait davantage par une négociation amiable que par un licenciement sec, impliquant une révision à la baisse des indemnités contractuelles.
Benzema lui-même a balayé les rumeurs d’un revers de la main: « Il n’y a rien. Je reste et je continue avec l’équipe. » Une déclaration qui, à la lumière des 79 millions d’euros en jeu, prend une résonance très concrète.
Même en cas de divorce consommé avec Al-Hilal, le vainqueur du Ballon d’Or 2022 aurait tout intérêt à rester dans le championnat saoudien — éventuellement sous les couleurs d’un autre club — pour préserver cet avantage financier considérable. Un retour en Europe ou une aventure dans un autre championnat représenterait une perte sèche que peu de joueurs, même au sommet de leur carrière, pourraient se permettre d’ignorer.
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