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Anthony Le Tallec, le « nouveau Platini » que les blessures ont privé d'une grande carrière

Recruté à 18 ans par Liverpool avec Florent Sinama-Pongolle, Anthony Le Tallec a frôlé la gloire européenne en 2005 avant que les blessures ne brisent une trajectoire que les médias britanniques comparaient à Michel Platini.

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Anthony Le Tallec, le « nouveau Platini » que les blessures ont privé d'une grande carrière
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Anthony Le Tallec n’est jamais devenu le « nouveau Michel Platini » que les médias britanniques annonçaient à son arrivée à Liverpool en 2003. À 42 ans, l’attaquant normand peut pourtant se targuer d’avoir vécu l’une des nuits les plus intenses de l’histoire de la Ligue des champions.

C’est Gérard Houllier qui convainc le Havre de laisser partir ses deux joyaux ensemble: Le Tallec et Florent Sinama-Pongolle débarquent à Anfield à 18 ans, auréolés d’un titre de champion du monde U17 et d’une finale d’Euro U16 en 2001. Leur deuxième saison, sous Rafael Benítez qui a remplacé Houllier, leur offre du temps de jeu en tant que doublures de Milan Baroš, Djibril Cissé et Harry Kewell.

Le moment de gloire de Le Tallec arrive en quart de finale aller de Ligue des champions contre la Juventus de Buffon, Thuram, Nedvěd, Del Piero et Ibrahimović. Lancé titulaire dans un Anfield en feu, il délivre la passe décisive sur le but de Luis García pour le 2-0, après l’ouverture du score de Sami Hyypiä. Fabio Cannavaro réduit l’écart sur une erreur de Scott Carson, mais Liverpool se qualifie pour le dernier carré puis pour la finale d’Istanbul.

Le Tallec, lui, n’est pas retenu dans le groupe pour cette finale contre l’AC Milan. « Cela reste une grande fierté. Bien sûr, j’ai été très déçu que le coach ne me retienne pas. Surtout quand j’ai vu Kewell, avec qui j’étais en concurrence, se blesser au bout de vingt minutes. J’ai eu les boules », a-t-il confié au Parisien. Il ajoute: « Je suis allé récupérer ma médaille et j’ai pu toucher la coupe. Mais c’est en rentrant le lendemain à Liverpool que j’ai vraiment réalisé qu’on avait réussi quelque chose d’extraordinaire. »

Sa carrière ne décolle jamais vraiment chez les Reds. Les prêts à Sunderland et Sochaux ne sont pas concluants. C’est au Mans, sous Rudi Garcia, qu’il trouve enfin un rôle à sa mesure à 23 ans, en tant que meneur de jeu ou ailier. Mais les blessures récurrentes sabotent ses passages à l’AJ Auxerre (2010-2013) et à Valenciennes (2012-2015), avant des piges en Grèce et en Roumanie. Il raccroche les crampons en 2019 à Orléans, sans jamais avoir été sélectionné en équipe de France A, contrairement à son ami Sinama-Pongolle, appelé une fois en Bleus en 2008.

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