Visas refusés, arrivée tardive : l'Iran dénonce des conditions inacceptables après son nul contre la Nouvelle-Zélande
Après un match nul 2-2 arraché face à la Nouvelle-Zélande, le sélectionneur iranien Amir Ghalenoei a vivement protesté contre les restrictions imposées à sa délégation aux États-Unis: une quinzaine de membres privés de visa, des déplacements interdits, une préparation sabotée.
L’Iran n’a pu faire mieux qu’un match nul 2-2 contre la Nouvelle-Zélande lors de son entrée en lice dans le groupe G de la Coupe du monde 2026, mais c’est en dehors du terrain que le sélectionneur Amir Ghalenoei a livré sa véritable déclaration d’après-match.
Les Néo-Zélandais avaient pourtant mené à deux reprises: Elijah Just a ouvert le score dès la 7e minute, puis inscrit un second but peu avant l’heure de jeu. L’Iran est revenu à chaque fois, d’abord par Ramin Rezaelan, puis une seconde fois en deuxième période pour arracher le point du nul.
Mais Ghalenoei n’était pas d’humeur à analyser la physionomie du match. Depuis l’arrivée de la délégation au Mexique, camp de base imposé à l’Iran, une quinzaine de membres du staff et de l’encadrement se sont vu refuser des visas américains. Le sélectionneur, le président de la fédération, le manager de l’équipe et les médias accrédités étaient absents. La veille du match, l’équipe s’est également vu interdire de rejoindre Los Angeles pour récupérer, puis de rester sur place après la rencontre.
« Dans cette conférence, je ne sais pas si l’on parle du match, et c’est assez ironique, a déclaré Ghalenoei face aux journalistes. Les plans de notre équipe ont été décidés ailleurs. Nous devions arriver à Los Angeles deux nuits avant ce match, mais on nous l’a interdit. Et encore une fois, nous avions prévu d’être ici ce soir, de récupérer, et de revenir demain. On nous a refusé l’autorisation. »
Le technicien est allé plus loin, qualifiant son équipe de « la plus opprimée de l’histoire de la scène internationale »: « Sur le banc du manager, lorsque nous voulions faire les préparatifs, c’était un entraîneur qui s’en chargeait, ainsi que certaines responsabilités d’avant-match. C’est pourquoi je dis que nous sommes l’équipe la plus opprimée de l’histoire de la scène internationale. »
Ghalenoei a conclu en avertissant que « la situation se complique de jour en jour », tout en indiquant que le staff médical devrait déterminer quels joueurs seront disponibles pour le prochain match. L’Iran retrouvera la Belgique et l’Égypte dans un groupe G qui s’annonce déjà sous haute tension, sportive comme diplomatique.
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