Renard prend en charge la Tunisie en urgence après l'effondrement 5-1 à la Coupe du Monde 2026
Hervé Renard a été nommé entraîneur principal de la Tunisie pour le reste de leur phase de groupes à la Coupe du Monde, quelques jours seulement après que l'équipe nord-africaine ait été écrasée 5-1 par la Suède. C'est la troisième Coupe du Monde consécutive du Français, chaque fois avec une nation différente.
Hervé Renard a été nommé entraîneur principal de la Tunisie pour ses deux derniers matchs de phase de groupes à la Coupe du Monde, après que le pays nord-africain ait licencié Sabri Lamouchi mardi, suite à une défaite d’ouverture 5-1 contre la Suède dimanche.
Le Français de 57 ans prend les rênes avec seulement quatre jours de préparation avant que la Tunisie n’affronte le Japon samedi à Monterrey, au Mexique. L’équipe rencontre ensuite les favoris du groupe, les Pays-Bas, à Kansas City le 25 juin. Renard doit sortir l’équipe de la phase de groupes — quelque chose qu’il n’a jamais réussi à une Coupe du Monde masculine — en l’espace de dix jours.
C’est la troisième Coupe du Monde consécutive de Renard, et remarquablement sa troisième avec une équipe différente. Il a entraîné le Maroc en 2018, l’Arabie saoudite en 2022, et intervient maintenant pour la Tunisie en 2026. Entre-temps, il a mené les Bleues à la Coupe du Monde féminine 2023 et aux Jeux olympiques de Paris 2024, les deux campagnes s’arrêtant en quarts de finale.
Le moment le plus célèbre de Renard en Coupe du Monde remonte au Qatar en 2022, quand il a guidé l’Arabie saoudite vers une victoire stupéfiante 2-1 contre les futurs champions l’Argentine — un résultat qui figure parmi les plus grands bouleversements de l’histoire du tournoi. Il a été licencié par l’Arabie saoudite il y a seulement deux mois malgré le fait d’avoir piloté le pays à travers une campagne de qualification difficile.
La Tunisie devient la sixième fédération de football africaine à nommer Renard, un témoignage de la réputation qu’il s’est construite sur le continent. Il a fait l’histoire en remportant la Coupe d’Afrique des Nations avec deux nations différentes: la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire en 2015 — un exploit qu’aucun autre entraîneur n’a égalé.
Renard a d’abord attiré l’attention plus largement en 2004 en tant qu’adjoint de Claude Le Roy au club de quatrième division anglaise Cambridge City, très loin des stades de Coupe du Monde qu’il habite désormais régulièrement. Sa chemise blanche caractéristique ouverte au col et sa présence composée sur le banc de touche sont devenues aussi reconnaissables aux grands tournois que les entraîneurs qui avaient planifié leurs campagnes des mois à l’avance.
Pour le Maroc en 2018, Renard n’a pas pu sortir d’un groupe contenant l’Espagne, le Portugal et l’Iran, malgré les promesses précoces de l’équipe qui finiraient par la porter aux demi-finales de 2022 sous un entraîneur différent. Le schéma des quasi-réussites en phase de groupes rend la situation de la Tunisie à la fois un territoire familier et une affaire inachevée pour l’un des entraîneurs les plus itinérants du football.
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