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Mercato raté, 15e place : le RC Lens s'enfonce dans une crise à double fond

Après cinq journées de Ligue 1, le RC Lens pointe à la 15e place et ne compte aucune recrue convaincante selon le bilan du mercato estival. Thorgan Hazard, désigné flop, résume à lui seul les difficultés artésiennes.

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Mercato raté, 15e place : le RC Lens s'enfonce dans une crise à double fond
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Le RC Lens traverse un début de saison alarmant: cinq journées de Ligue 1 disputées, une 15e place au classement et un mercato estival sans la moindre satisfaction identifiable. Le constat, dressé par L’Équipe à l’occasion de la trêve internationale, est sans appel: parmi les dix-huit clubs de l’élite, seuls l’OM — qui n’a recruté personne — et Lens ne peuvent se targuer d’un seul « top » dans leur bilan de recrutement.

Pourtant, les dirigeants artésiens avaient été actifs cet été. L’objectif était double: préparer une saison de Ligue des champions et compenser les départs de plusieurs cadres — Adrien Thomasson, Mamadou Sangaré, Malang Sarr, Wesley Saïd et Allan Saint-Maximin. Yacine Titraoui, Michal Skoras, Michaël Cuisance, Franjo Ivanovic, Thorgan Hazard, Maik Nawrocki, Junior Kadile et Jean-Clair Todibo ont ainsi rejoint le club. Aucun ne s’est encore imposé comme un titulaire indiscutable.

Les circonstances atténuantes existent: Nawrocki s’est blessé, Todibo vient tout juste d’arriver. Mais elles ne suffisent pas à masquer l’ampleur du problème. L’Équipe désigne Thorgan Hazard comme le flop emblématique du mercato lensois. Revenu au Racing après la fin de son contrat avec Anderlecht, le Belge n’a obtenu qu’une seule titularisation depuis le début de la saison. Lors du déplacement à Monaco — défaite 1-2 lors de la dernière journée —, son entrée en jeu avait semblé bénéfique, mais le résultat final a illustré les difficultés persistantes du club.

La pression ne repose pas uniquement sur les recrues. L’intégration de Dino Toppmöller, successeur de Pierre Sage sur le banc, peine elle aussi à produire ses effets. C’est désormais à Yannick Cahuzac et au staff de trouver les leviers pour relancer des joueurs qui, sur le papier, avaient été recrutés pour hausser le niveau de l’effectif.

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