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Ménès révèle comment L'Equipe l'a sanctionné pour avoir défendu Jacquet en 1998

Présent au jubilé de Robert Pirès à Metz, Pierre Ménès est revenu sur le conflit entre Aimé Jacquet et L'Equipe avant le Mondial 1998, révélant que son soutien à l'ancien sélectionneur lui avait coûté cher au sein de la rédaction.

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Ménès révèle comment L'Equipe l'a sanctionné pour avoir défendu Jacquet en 1998
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Pierre Ménès a profité du jubilé de Robert Pirès, disputé mardi soir à Metz, pour lever le voile sur une page méconnue de la préparation du Mondial 1998: sa mise à l’écart au sein de la rédaction de L’Equipe pour avoir soutenu Aimé Jacquet quand le journal lui menait la vie dure.

Le jubilé avait réuni plusieurs champions du monde 1998 — Thierry Henry, Bixente Lizarazu, Marcel Desailly, Laurent Blanc, Youri Djorkaeff et Patrick Vieira — ainsi qu’Aimé Jacquet lui-même, 84 ans, aperçu la veille au Stade de France lors du succès des Bleus de Zinédine Zidane face à la Belgique (4-1). Revoir l’ancien sélectionneur en forme a visiblement libéré la parole de l’ex-consultant de Canal+. « J’avais cru entendre qu’il n’était pas en super forme. Je l’ai trouvé très bien, très alerte, ça fait plaisir », a-t-il confié sur YouTube.

Ménès a ensuite décrit une réunion de rédaction réunissant une centaine de personnes — journalistes, photographes — où il avait tenté de défendre les chances des Bleus. « J’ai posé une question: on a le meilleur gardien du monde, la meilleure défense du monde, le meilleur joueur du monde, un premier tour en carton-pâte… il y a quand même une vraie probabilité pour que ça se passe plutôt bien. » La réponse avait été cinglante: « Ferme ta gueule, tu n’y connais rien, Jacquet est nul! »

Cette prise de position lui avait coûté sa place dans la couverture du tournoi, avant un retournement de situation inattendu. « Comme il y avait eu le bordel avec les six exclus de la liste, et que j’avais de super rapports avec les joueurs, on m’avait envoyé en pompier le jour du match d’ouverture Brésil-Écosse », raconte-t-il. Jacquet, lui, n’avait pas oublié. « Il avait dû avoir des infos comme quoi je n’étais absolument pas contre lui. Il m’a toujours tenu une forme de reconnaissance », conclut Ménès, non sans une pointe de satisfaction: « A l’arrivée, je n’étais pas loin de la vérité. »

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