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Mbappé avoue être « déjà assez détesté » et n'exclut pas une carrière d'entraîneur

Dans un entretien accordé au Parisien, Kylian Mbappé reconnaît que son image s'est dégradée auprès des supporters français et évoque ses pistes pour l'après-carrière, dont un possible rôle d'entraîneur.

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Mbappé avoue être « déjà assez détesté » et n'exclut pas une carrière d'entraîneur
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Kylian Mbappé a reconnu publiquement la fracture qui s’est creusée entre lui et une partie du public français, tout en esquissant ce que pourrait être sa vie après le football. Dans un entretien au Parisien réalisé par Didier Deschamps, l’attaquant du Real Madrid a écarté toute ambition politique avec une autodérision assumée: « Je suis déjà assez détesté comme ça. »

Cette saillie intervient dans un contexte ambigu. Un récent sondage BFMTV/RMC le désigne toujours comme le joueur préféré des Français — un titre qu’il partage désormais avec Ousmane Dembélé, dont la popularité a bondi après les deux sacres du PSG en Ligue des champions. Mais Mbappé lui-même semble avoir pleinement intégré la polarisation que suscite son image.

Interrogé sur ses projets post-carrière, il a balayé l’hypothèse d’une entrée en politique — la présidence de la République notamment — dans un éclat de rire: « Pas mal de gens me disent ça, mais ce n’est pas dans mes projets. » Il évoque plutôt un retrait progressif vers l’anonymat et un investissement accru dans sa fondation, sans fermer la porte à une carrière d’homme d’affaires.

L’option entraîneur, en revanche, est prise au sérieux. Mbappé dit vouloir passer ses diplômes — « ça ne coûte rien, c’est un apprentissage supplémentaire » — mais pose une condition ferme: avoir d’abord fait le deuil de sa carrière de joueur. « Un entraîneur ne peut plus penser comme un joueur, aussi grand qu’il a été, explique-t-il. J’ai vu pas mal de grands joueurs être des entraîneurs moyens, pas parce qu’ils ne connaissaient pas le foot, mais parce qu’ils n’avaient pas la bonne approche. »

Une lucidité rare chez un joueur de 26 ans encore au sommet de sa carrière, et qui tranche avec l’image de certitude absolue que lui prête parfois l’opinion publique.

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