L'hymne iranien hué et le drapeau interdit brandi avec défi au stade de Los Angeles pour le match contre la Belgique
L'hymne national iranien a été couvert par des huées soutenues au Los Angeles Stadium avant le match de phase de groupe de la Coupe du Monde 2026 contre la Belgique, avec le drapeau Shir o Khorshid d'avant la révolution — interdit par la FIFA — affiché en évidence dans la foule.
L’hymne national iranien a été accueilli par un mur de huées au Los Angeles Stadium avant le match de phase de groupe de la Coupe du Monde 2026 contre la Belgique, l’hostilité étant nettement plus intense que l’accueil mitigé reçu par l’équipe lors de son match d’ouverture contre la Nouvelle-Zélande plus tôt dans la semaine.
Pour le deuxième match consécutif, les joueurs iraniens se sont tenus les mains sur le cœur tandis que des sections de la foule huaient tout au long de l’hymne. Alors que la réaction de lundi avait été un mélange incertain de huées et d’applaudissements qui s’était finalement orienté vers l’encouragement, la réaction de dimanche ne laissait guère d’ambiguïté — les huées ont été soutenues, bruyantes et incessantes du début à la fin.
Los Angeles abrite l’une des plus grandes communautés de la diaspora iranienne au monde, conséquence directe de l’émigration massive qui a suivi la Révolution islamique de 1979. La composition de la foule semblait refléter cette réalité, l’atmosphère portant ce que les observateurs ont décrit comme un sentiment incontestable de fureur dirigé contre l’État iranien plutôt que contre les joueurs eux-mêmes.
Également en évidence dans les tribunes se trouvait le Shir o Khorshid — le drapeau au lion et au soleil utilisé par l’Iran avant la révolution. La FIFA avait décidé avant le tournoi que le drapeau d’avant la révolution était trop politique pour être autorisé dans les stades et l’avait interdit dans tous les lieux. Malgré cette directive, le drapeau était clairement visible parmi les supporters, notamment un particulièrement grand affiché derrière le but où était positionné le gardien iranien Alireza Beiranvand.
L’équipe nationale iranienne avait précédemment menacé d’arrêter le jeu si le drapeau apparaissait dans les tribunes ou si les joueurs étaient soumis à des chants ciblés lors de leurs matchs. Les joueurs sur le terrain semblaient largement indifférents à l’accueil hostile au démarrage du match.
Les scènes à Los Angeles ajoutent une dimension politique chargée à la campagne de Coupe du Monde de l’Iran, l’équipe naviguant dans une atmosphère façonnée autant par les événements bien au-delà du terrain de football que par ce qui s’y déroule.
À lire aussi
-
Football ·Nicky Butt soutient la poursuite de Manchester United pour Summerville après son doublé à la Coupe du Monde
-
Football ·Ibrahimović et Henry expliquent ce qui rend Lamine Yamal unique à la Coupe du Monde
-
Football ·Inter Miami devra verser 750 000 £ à LA Galaxy pour recruter Casemiro malgré son statut d'agent libre
-
Football ·Omar Al Ali arbitrera Nouvelle-Zélande-Égypte pour son premier match de Coupe du Monde
-
Football ·Watkins accepte son rôle de remplaçant et reconnaît qu'il ne peut pas jouer comme Harry Kane
-
Football ·Leipzig refuse 100 M€ de Liverpool pour Diomandé, le PSG face à une guerre des enchères