L'Atlético menace de plainte à la FIFA contre le Barça pour approche illégale de Julián Álvarez
L'Atlético Madrid accuse formellement Barcelone d'avoir pris contact avec Julián Álvarez sans autorisation et menace de déposer plainte auprès des instances de justice sportive de la FIFA. L'attaquant argentin de 26 ans est lié à l'Atlético jusqu'en juin 2030.
L’Atlético Madrid accuse formellement Barcelone d’avoir approché Julián Álvarez sans permission et menace de déposer plainte auprès des instances de justice sportive de la FIFA, selon Cadena Cope. Los Colchoneros allèguent que Barcelone a mené des négociations avec l’attaquant argentin de 26 ans sans leur connaissance ni consentement — une violation potentielle du Règlement sur le statut et le transfert des joueurs de la FIFA, qui régit les contacts avec les joueurs sous contrat.
Álvarez est lié à l’Atlético jusqu’au 30 juin 2030, ce qui signifie que toute approche directe du joueur ou de ses représentants sans autorisation écrite du club constituerait ce que le football anglais appelle un « tap-up » et ce que la FIFA classe comme une incitation à rupture de contrat.
L’Atlético a d’abord intensifié son langage publiquement le 29 mai, accusant Barcelone d’une campagne de plusieurs mois d’« acoso y derribo » — harcèlement et démolition — conçue pour déstabiliser Álvarez et exercer une pression sur le club pour qu’il le vende. La menace de plainte à la FIFA représente l’étape procédurale suivante de cette escalade, déplaçant le différend au-delà de la rhétorique.
Une distinction à noter: l’Atlético a indiqué qu’il porterait l’affaire devant la FIFA mais n’a pas confirmé que la documentation a été formellement soumise. La menace elle-même fonctionne néanmoins comme un signal juridique, mettant Barcelone en demeure et créant une trace écrite. L’Atlético pointe également les commentaires publics d’Álvarez exprimant le désir de partir comme preuve qu’une forme de contact a précédé cette déclaration — une séquence que le club insiste pour dire n’est pas survenue dans le vide.
L’ombre de l’affaire Griezmann plane sur le différend. Diario AS rapporte que des sources de l’Atlético ont explicitement référencé la conduite alléguée de Barcelone avant le départ d’Antoine Griezmann en 2019 — spécifiquement les accusations selon lesquelles Barcelone aurait promis des commissions à la sœur de Griezmann, à d’autres membres de la famille et au joueur lui-même — comme un schéma qu’ils croient maintenant se répéter avec Álvarez. Ce précédent est cité non seulement comme grief mais comme preuve de ce que l’Atlético caractérise comme un comportement systémique.
La posture publique de Barcelone a été de contester la version des faits de l’Atlético. Les Blaugrana ont contesté l’affirmation selon laquelle aucune offre formelle n’aurait été faite, affirmant qu’une proposition de 100 millions d’euros a été transmise et reçue par l’Atlético. Si cela est exact, ce contre-argument indiquerait que les clubs ont été en quelque forme d’échange — même si l’Atlético rejette la caractérisation de ces communications comme une offre légitime.
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