La Ligue 1 rend hommage à Éric Roy, emporté à 58 ans par un cancer du pancréas
Avant le coup d'envoi de la première journée de Ligue 1 2026-2027, une minute d'applaudissements a été observée dans tous les stades en mémoire d'Éric Roy, ancien entraîneur du Stade Brestois décédé le 17 juin à 58 ans.
Une minute d’applaudissements a ouvert la première journée de Ligue 1 de la saison 2026-2027, vendredi soir au Stade Vélodrome puis sur l’ensemble des huit autres rencontres du week-end, en hommage à Éric Roy. L’ancien entraîneur du Stade Brestois est décédé le 17 juin dernier à l’âge de 58 ans des suites d’un cancer du pancréas.
Figure respectée du football français, Roy avait réalisé l’exploit de qualifier Brest en Ligue des champions en 2024, couronnant trois saisons à la tête du club finistérien (2023-2026) au cours desquelles il a compilé 60 victoires, 32 nuls et 51 défaites. Cette aventure lui avait valu le Trophée UNFP du meilleur entraîneur en 2024, seul titre individuel d’un palmarès que ses pairs estimaient bien en deçà de sa valeur réelle.
Avant de passer sur le banc, Roy avait marqué la Ligue 1 comme milieu défensif. Formé à Nice, il avait porté les couleurs de l’OL de 1993 à 1996, puis de l’OM de 1996 à 1999, dépassant à chaque fois la barre des cent matchs. Avec Lyon, il avait terminé vice-champion de D1 en 1995, derrière le FC Nantes; avec Marseille, il avait frôlé le titre en 1999, à un point seulement des Girondins de Bordeaux.
Grand gabarit d‘1,88 m doté d’une frappe puissante, il inscrivait régulièrement quatre à cinq buts par saison et se chargeait parfois des penaltys. Il reste notamment associé à la remontada légendaire de l’OM de Rolland Courbis face à Montpellier en août 1998 (5-4): entré dans l’histoire de ce match, il avait égalisé d’une reprise de volée sur une remise de Fabrizio Ravanelli, avant que Laurent Blanc ne scelle la victoire sur penalty.
Après Marseille, Roy avait poursuivi sa carrière à Sunderland, Troyes, le Rayo Vallecano, puis était revenu à Nice pour deux saisons avant de raccrocher les crampons en 2004.
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