La FIFA menacée de poursuites judiciaires pour son projet d'interdiction du drapeau pré-révolutionnaire iranien à la Coupe du Monde 2026
L'Institut pour les Voix de la Liberté a averti la FIFA qu'il engagerait des poursuites judiciaires en Californie si l'instance dirigeante interdit le drapeau du Lion et du Soleil pré-révolutionnaire aux stades de la Coupe du Monde 2026, ajoutant une nouvelle couche de controverse au parcours déjà chaotique de l'Iran vers le tournoi.
La FIFA fait face à la menace de poursuites judiciaires formelles concernant des plans rapportés visant à interdire le drapeau pré-révolutionnaire iranien du Lion et du Soleil dans les stades de la Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord cet été.
L’Institut pour les Voix de la Liberté a écrit à la FIFA pour exposer ses préoccupations, son conseil juridique Shahrokh Mokhtarzadeh avertissant que la réponse de l’instance dirigeante — ou son absence — pourrait déclencher « des poursuites formelles devant la Cour supérieure de l’État de Californie, ou devant les tribunaux fédéraux de Californie ». S’exprimant vers la fin de la semaine dernière, Mokhtarzadeh a confirmé qu’aucune réponse n’avait été reçue après trois jours, ajoutant: « Nous nous préparons à engager les poursuites appropriées en cas de tentative de la FIFA d’exclure le drapeau du Lion et du Soleil. »
Des rapports ont émergé la semaine dernière selon lesquels les directives officielles des stades procèderaient à une interdiction pure et simple du drapeau. Pressée de s’expliquer, la FIFA a publié sa liste d’articles interdits — qui interdit les matériaux de nature « politique, offensante et/ou discriminatoire » — mais a refusé de préciser quel critère le drapeau est censé violer. Cette ambiguïté a provoqué une réaction indignée de la diaspora iranienne aux États-Unis.
Le drapeau du Lion et du Soleil revêt une profonde signification culturelle et émotionnelle pour de nombreux Iraniens. Il a servi d’emblème national du pays avant d’être interdit suite à la Révolution islamique de 1979, et son affichage est devenu un symbole d’opposition au gouvernement iranien actuel.
Le président de la Fédération iranienne de football Mehdi Taj a précédemment soutenu que la participation de l’Iran au tournoi est conditionnée par l’interdiction des drapeaux non officiels, y compris le Lion et du Soleil. Sa position le met en désaccord avec les communautés de la diaspora qui se sont ralliées au symbole.
Le parcours de l’Iran vers la Coupe du Monde a été turbulent bien au-delà du différend sur le drapeau. Taj a récemment confirmé que l’équipe n’a pas encore obtenu les visas pour la compétition, qui doit débuter le 11 juin. Les préoccupations en matière de sécurité concernant la présence de l’équipe aux États-Unis ont également pesé lourd, compte tenu des tensions géopolitiques en cours, aggravées lorsque Donald Trump a initialement appelé à l’expulsion de l’Iran du tournoi. L’Iran a répondu en exigeant que les États-Unis soient expulsés de la compétition 2026. Trump a ensuite déclaré qu’il était « OK » avec la participation de l’Iran, et l’Iran a même envisagé de relocaliser ses matchs au Mexique — une proposition accueillie favorablement par la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum.
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