SportsCatch
EN

Gaz lacrymogène et 39 arrestations à Paris lors des affrontements entre supporters du PSG et policiers pendant la finale de Ligue des Champions

La police antiémeute française a utilisé du gaz lacrymogène et procédé à 39 arrestations dans le centre de Paris alors que des milliers de supporters du PSG s'affrontaient aux forces de l'ordre pendant la finale de Ligue des Champions contre Arsenal à Budapest.

2 min de lecture
Gaz lacrymogène et 39 arrestations à Paris lors des affrontements entre supporters du PSG et policiers pendant la finale de Ligue des Champions
Partager

La police antiémeute française a utilisé du gaz lacrymogène et des charges de matraque contre les supporters du PSG dans le centre de Paris samedi lors de troubles qui ont éclaté dans toute la ville pendant la finale de Ligue des Champions contre Arsenal à Budapest. Trente-neuf personnes ont été arrêtées et environ 1 600 ont été interpellées et fouillées, avec des armes et des feux d’artifice parmi les objets saisis par les forces de l’ordre.

Les troubles les plus importants se sont concentrés dans la zone du Châtelet, entre la cathédrale Notre-Dame et le Louvre, où de grandes foules s’étaient rassemblées pour regarder le match sur des écrans à l’extérieur de bars et de cafés dans une chaleur étouffante. « Les troubles ont commencé dès qu’Arsenal a marqué un but à zéro », a déclaré un témoin. « Des chaises et des bouteilles ont été jetées à la police, qui s’est alors avancée pour procéder à des arrestations. »

Kai Havertz avait donné l’avance à Arsenal à Budapest après seulement cinq minutes, et des vidéos partagées sur les réseaux sociaux ont montré des supporters près du stade du Parc des Princes se disperser alors que la police intervenait. Des rapports indiquaient que des supporters avaient lancé des feux d’artifice en direction des policiers avant que du gaz lacrymogène ne soit déployé en réaction.

D’autres affrontements ont éclaté plus tard dans la soirée, notamment près de la Rue de Rivoli, où certains supporters du PSG ont grimpé sur des échafaudages d’un immeuble avant que les policiers n’interviennent. Certains cafés qui ont éteint leurs téléviseurs ont également provoqué de nouveaux affrontements.

Environ 5 000 policiers et gendarmes avaient été déployés à travers Paris avant la finale. Malgré cette présence importante, la violence s’est propagée à plusieurs endroits de la capitale au fur et à mesure de la progression du match.

Ces scènes font écho aux troubles de l’année précédente, lorsque le PSG avait battu Arsenal pour se qualifier pour la finale et que des émeutes avaient éclaté à Paris et dans d’autres régions de France. La conclusion de cette campagne avait été encore plus grave: la victoire en titre du PSG avait été suivie de deux décès et d’environ 500 arrestations lors des troubles d’après-match. Une voiture avait également foncé dans un groupe de supporters près des Champs-Élysées lors de ces perturbations.

Les autorités françaises ont à plusieurs reprises signalé la violence liée au football comme une préoccupation croissante. Quarante-trois personnes avaient été arrêtées lors du choc en demi-finale entre les deux mêmes clubs un an plus tôt, soulignant un schéma de troubles liés aux matchs à enjeux du PSG.

Partager