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Diallo retire son soutien à Infantino trop tard, la FFF pointée du doigt

La Fédération française de football a officiellement retiré son soutien à Gianni Infantino lors d'un comex, mais la prise de position tardive de son président Philippe Diallo suscite de vives critiques dans le milieu du football.

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Diallo retire son soutien à Infantino trop tard, la FFF pointée du doigt
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Philippe Diallo a officiellement retiré son soutien à Gianni Infantino lors du comité exécutif de la Fédération française de football (FFF) la semaine dernière, confirmant que la France ne soutiendrait pas la candidature du président de la FIFA à l’élection du 18 mars 2027. Une décision attendue, mais jugée bien trop tardive par plusieurs observateurs.

Le contexte est celui d’une fronde grandissante contre Infantino, après la révélation de son projet de céder des parts de la Coupe du monde 2026 à des investisseurs privés. L’UEFA et plusieurs confédérations ont rapidement pris leurs distances, entraînant dans leur sillage de nombreuses fédérations européennes. La France a fini par rejoindre ce camp, mais avec un retard qui n’est pas passé inaperçu.

Diallo avait certes formulé publiquement des reproches à l’égard d’Infantino quelques semaines plus tôt, sans pour autant trancher. Ce délai lui est aujourd’hui reproché. Le journaliste Dominique Sévérac, intervenant régulier sur RTL, n’a pas ménagé ses mots: « Philippe Diallo, c’est affreux. C’est le plus mauvais président qu’on a vu depuis longtemps. Il y a déjà neuf fédérations avec la France qui se sont désolidarisées de Gianni Infantino. Il était en jet-lag? Qu’est-ce qu’il s’est passé? Il s’est réveillé cette semaine? »

Selon plusieurs informations relayées par la presse ces derniers jours, Philippe Diallo aurait été encouragé par la présidence de la République à clarifier sa position, notamment pour s’aligner sur la ligne adoptée par l’UEFA dans ce dossier.

Du côté de la bataille pour la présidence de la FIFA, Infantino demeure pour l’instant le seul candidat officiellement déclaré. Sévérac a mis en garde contre une entrée en lice prématurée d’un éventuel rival: « Il ne faut pas se découvrir trop tôt face à Infantino. Il a encore une partie de l’Afrique avec lui. S’il y a un candidat qui sort maintenant, il faut être solide. Kevin Lamour a fait preuve de courage, mais est-ce qu’il est suffisamment solide pour se prendre une campagne virulente? Parce qu’Infantino, il va y aller. »

L’élection à la présidence de la FIFA est prévue le 18 mars 2027.

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