Deschamps à l'OL : sa réputation d'anti-Lyonnais complique sérieusement la piste
Cité parmi les candidats pour succéder à Paulo Fonseca sur le banc de l'Olympique Lyonnais, Didier Deschamps traîne une réputation tenace d'hostilité envers les joueurs du club rhodanien, forgée durant ses années à la tête des Bleus.
Didier Deschamps est désormais associé au poste d’entraîneur de l’Olympique Lyonnais, alors que Paulo Fonseca s’apprête à rejoindre le Sporting. Si la piste reste floue, elle soulève immédiatement une question: comment l’ancien sélectionneur de l’équipe de France pourrait-il diriger un club dont il aurait, selon ses détracteurs, systématiquement boudé les joueurs?
Pendant ses dernières années à la tête des Bleus, Deschamps a régulièrement été accusé de traiter défavorablement les internationaux évoluant à Lyon. Les cas d’Alexandre Lacazette et de Corentin Tolisso sont les plus souvent cités. Lacazette n’a jamais réussi à s’imposer durablement en sélection malgré ses performances en club. Tolisso, lui, n’a plus été rappelé après son retour en Ligue 1, en dépit d’une régularité affichée saison après saison.
Le narratif qui s’est installé chez une partie des supporters lyonnais est simple: il fallait quitter l’OL pour exister aux yeux du sélectionneur. Les exemples s’accumulent. Corentin Tolisso a reçu sa première convocation en juin 2017, quelques semaines avant de signer au Bayern Munich. Samuel Umtiti a intégré les Bleus en 2016, juste avant son départ pour Barcelone. Rayan Cherki, lui, a dû patienter jusqu’en mai 2025 pour être appelé — l’été même de son transfert à Manchester City.
Ces coïncidences alimentent la thèse de l’anti-lyonnisme. Mais une lecture plus nuancée existe: Deschamps aurait simplement attendu que ces joueurs franchissent un palier en rejoignant un cador européen, avant de les intégrer à un groupe déjà très concurrentiel. Bradley Barcola, par exemple, a été convoqué environ un an après son arrivée au PSG, sans que personne n’y voie de biais géographique.
Reste que si Deschamps venait à s’asseoir sur le banc de Gerland, la question de sa relation avec Corentin Tolisso — toujours au club — se poserait concrètement dès les premières semaines. La réputation, fondée ou non, précède toujours l’entraîneur.
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