Dembélé sacrifié par Deschamps : Larqué accuse la France de gâcher son Ballon d'Or
Discret lors du succès des Bleus face à l'Irlande du Nord (3-1), Ousmane Dembélé est au cœur d'un débat tactique: son positionnement derrière Mbappé, qui décroche dans l'axe, l'étoufferait selon plusieurs observateurs.
Ousmane Dembélé n’a touché qu’une trentaine de ballons en 62 minutes lors de la victoire de l’équipe de France face à l’Irlande du Nord (3-1), lundi, quatre jours après la défaite contre la Côte d’Ivoire. Une discrétion qui relance le débat sur le positionnement du Ballon d’Or au sein du dispositif tricolore.
Pour l’analyste Jean-Michel Larqué, la responsabilité est claire: Kylian Mbappé, aligné en pointe, décroche trop souvent dans l’axe et empiète sur le couloir naturel de Dembélé, le reléguant à la périphérie du jeu. « J’aurais aimé voir Mbappé jouer pendant 45 minutes à un poste qui est le sien, a-t-il déclaré. Il faut présenter une équipe avec Olise à droite, Dembélé dans l’axe et Mbappé à gauche. On continuera à sacrifier le Ballon d’Or. On est le seul pays à ne pas faire jouer le Ballon d’Or à son poste. J’ai peur qu’on soit les plus cons. »
Didier Deschamps, lui, a minimisé la prestation de son ailier en invoquant la gestion physique. « Ous’ est arrivé tardivement. Ousmane doit récupérer physiquement et psychologiquement après ce qu’il a fait avec le PSG. C’était un galop d’entraînement aujourd’hui », a expliqué le sélectionneur après le match.
Dembélé lui-même ne partage pas l’inquiétude de ses détracteurs. « On va arriver prêts aux États-Unis et c’est le plus important, a-t-il affirmé. Je suis content de l’animation, on bouge beaucoup avec les trois de devant. Cela n’a pas trop d’importance de jouer à droite, dans l’axe ou à gauche. L’important c’est que je me sente bien. »
Si le débat tactique reste ouvert, la soirée a surtout appartenu à Michael Olise, auteur d’un triplé — une rareté pour un ailier en sélection — et à Désiré Doué, également en vue. Mbappé, en revanche, a lui aussi été brouillon, brillant davantage par sa maladresse que par son efficacité. Les Bleus auront l’occasion de peaufiner leurs automatismes avant leur entrée en lice à la Coupe du Monde 2026, face au Sénégal.
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