Coupe du monde 2026 : visas refusés, arbitre expulsé, contrôles ciblés — les polémiques s'accumulent avant le coup d'envoi
À deux jours du lancement de la Coupe du monde 2026, plusieurs incidents aux frontières américaines alimentent la controverse: des membres de la délégation iranienne privés de visa, le photographe irakien expulsé, l'attaquant Ayman Hussein retenu sept heures, et l'arbitre somalien Omar Artan renvoyé en Turquie dès son arrivée.
À deux jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les tensions se multiplient en dehors des terrains, autour des contrôles aux frontières américaines. Organisée conjointement par le Mexique, le Canada et les États-Unis, cette 23e édition se tient majoritairement sur le sol américain, où 78 des 104 matchs sont programmés, dont la finale.
Les incidents se sont enchaînés ces derniers jours. Des membres de la délégation iranienne n’auraient pas obtenu leur visa. Le photographe officiel de la sélection irakienne a été expulsé dès son arrivée sur le territoire américain. L’attaquant irakien Ayman Hussein a quant à lui été retenu et interrogé pendant près de sept heures par les services de l’immigration avant de pouvoir rejoindre son équipe.
Dernier épisode en date: l’arbitre somalien Omar Artan, désigné par la FIFA pour officier lors de la compétition, s’est vu refuser l’entrée aux États-Unis à son arrivée. Sans explication détaillée, il a été immédiatement renvoyé vers la Turquie, privant ainsi la compétition d’un officiel pourtant accrédité par l’instance mondiale du football.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux ont par ailleurs suscité des interrogations sur un éventuel traitement différencié selon les sélections. L’une d’elles montre l’équipe du Sénégal soumise à un contrôle du Bureau des douanes et de la protection des frontières américaines directement sur le tarmac, dès la descente de l’avion. Une autre séquence, largement relayée, montre la sélection ouzbèke inspectée à son arrivée à New York — avant un match amical face aux Pays-Bas, perdu 2-1 — avec chiens renifleurs et détecteurs de métaux déployés à la sortie du bus menant au stade.
Ces images alimentent des questions sur l’équité des procédures appliquées aux différentes délégations, certains observateurs estimant que toutes les équipes ne seraient pas soumises au même niveau de vérification. La FIFA, qui a attribué l’organisation de ce Mondial à trois pays dont les politiques migratoires divergent sensiblement, n’a pas encore répondu publiquement à ces incidents.
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