Coupe du monde 2026 : la Maison Blanche défend le refoulement d'Artan et les restrictions visant l'Iran
Andrew Giuliani, responsable de la cellule Coupe du monde à la Maison Blanche, a justifié le refus d'entrée de l'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan et les restrictions de visa imposées à une quinzaine de membres du staff iranien, invoquant des « raisons valables » liées à la sécurité.
La Maison Blanche a pris la défense des autorités américaines après le refoulement de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, pourtant sélectionné par la FIFA pour officier à la Coupe du monde 2026, à son arrivée à l’aéroport international de Miami le 6 juin.
Selon la police aux frontières américaines (CBP), Artan, en provenance d’Istanbul, a été soumis à une « inspection supplémentaire de routine » à l’issue de laquelle il a été « jugé inadmissible en raison de problèmes liés à la vérification de ses antécédents ». La décision a suscité de vives critiques dans le monde du football.
Andrew Giuliani, fils de l’ancien maire de New York Rudy Giuliani et responsable de la cellule chargée de l’organisation du tournoi au sein de l’administration Trump, a répondu aux critiques sans livrer de détails. « Il y a eu un arbitre qui n’a pas été admis. Je ne peux pas entrer dans les détails, mais ce que je peux vous dire, c’est que c’était pour une très bonne raison », a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs tenu à relativiser la portée des restrictions: « Jusqu’à présent, 35 équipes ont pu entrer aux États-Unis. Aucun joueur ni entraîneur ne s’est vu interdire l’accès. »
Le cas de la sélection iranienne a également été abordé. Une quinzaine de membres de l’encadrement de la Team Melli se sont vu refuser des visas américains. Giuliani a justifié ces décisions en évoquant la nécessité d’empêcher « des acteurs malveillants de venir dans le pays sous couvert de la Coupe du monde ». « Tout le personnel d’entraînement de l’équipe iranienne peut entrer. Il y a des responsables iraniens qui ne peuvent pas entrer, là encore pour de très bonnes raisons », a-t-il précisé, suggérant que certaines personnes refoulées pourraient « travailler directement avec les Gardiens de la révolution ».
L’affaire Artan constitue le premier incident diplomatique majeur d’une compétition qui ne s’est pas encore officiellement ouverte, et soulève des questions sur les conditions d’accès au territoire américain pour l’ensemble des délégations participant au tournoi.
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