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Cherki fustige les Bleus après la défaite : "On a été battus par nous-mêmes"

Entré en jeu dans le dernier quart d'heure face à l'Espagne, Rayan Cherki n'a pas caché sa frustration en zone mixte, critiquant à la fois son temps de jeu et le niveau collectif affiché par l'équipe de France.

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Cherki fustige les Bleus après la défaite : "On a été battus par nous-mêmes"
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Rayan Cherki n’a pas mâché ses mots après la défaite de l’équipe de France face à l’Espagne. Entré en jeu seulement dans le dernier quart d’heure, le milieu de terrain de Manchester City a exprimé une frustration visible dès les premières questions des journalistes en zone mixte.

Lorsqu’un reporter lui a demandé s’il aurait aimé entrer plus tôt, la réponse a été cinglante: « À ton avis? », a-t-il lâché, les yeux écarquillés, avant de quitter les lieux. Le contraste avec sa première apparition sous le maillot bleu est saisissant: il y a un an, face à cette même Espagne, Cherki avait changé le cours du match en inscrivant un but et en délivrant une passe décisive après être entré à la 63e minute.

Interrogé sur Lucas Digne, fautif sur le penalty espagnol en première période, Cherki a refusé de charger son coéquipier. « Tu penses que je vais te répondre quoi? Qu’il pleurait? Qu’on lui a mis la tête dedans? Non, ce sont des faits de jeu, c’est le football. On se doit de l’emmener avec nous. Il se doit d’être avec nous. À la mi-temps on était tous ensemble. »

Sur le fond, le numéro 24 tricolore a dressé un bilan sans concession du match. « Ils ont été meilleurs que nous dans tous les compartiments du jeu et en voulaient plus que nous, je pense. C’est malheureux, parce que je suis persuadé qu’on reste une meilleure équipe qu’elle, mais cet après-midi, l’Espagne a été meilleure que nous. Même dans un jour moins bien, on doit être un peu meilleurs, tactiquement, techniquement, dans l’envie. Partout. »

Pour Cherki, la responsabilité de cette contre-performance incombe avant tout aux joueurs eux-mêmes. « La seule équipe qui nous a battus, c’est nous-mêmes. Pas par l’arbitrage, pas par l’Espagne, on a été battus techniquement, tactiquement. On n’a pas joué comme on sait jouer au foot. » Il a précisé sa pensée en écartant l’argument du pressing adverse: « Ils ne mettaient pas une pression folle avec un pressing tout terrain. On avait parfois le temps de jouer, construire quelque chose. Je pense qu’on a mal géré nos émotions. »

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