Après la défaite au Classique, Benatia et Longoria pointés du doigt pour l'OM 17e
Battu 2-1 par le PSG dimanche lors du Classique, l'OM végète à la 17e place de Ligue 1. Le journaliste Vincent Duluc désigne les anciens dirigeants Pablo Longoria et Medhi Benatia comme principaux responsables du déclin phocéen.
Le Paris Saint-Germain a dominé l’Olympique de Marseille 2-1 dimanche soir lors du Classique de Ligue 1, un résultat que Vincent Duluc, dans sa chronique pour L’Équipe, juge sans appel: logique, prévisible, et révélateur d’un fossé structurel entre les deux clubs.
Pour le journaliste, le match a mis en lumière un écart qui dépasse largement le cadre d’une soirée. D’un côté, un PSG qui s’est renforcé sans toucher à son onze de base, capable d’aligner Ferran Torres en joker — « le seul buteur de la dernière finale de la Coupe du monde, 7 buts depuis un mois ». De l’autre, un OM contraint de titulariser Neal Maupay, « 13 buts en Championnat depuis quatre ans », faute d’alternatives crédibles. Un penalty non sifflé sur Amine Gouiri a certes alimenté les récriminations marseillaises, mais n’a pas changé la lecture d’ensemble.
« Le Classique a souligné le gouffre, sans surprise, entre la meilleure équipe d’Europe qui s’est renforcée, et cet OM qui s’est appauvri, sans une recrue, sans un espoir à l’horizon, et sous la menace des ténèbres », écrit Duluc.
La charge la plus lourde vise les anciens dirigeants. Duluc estime que la défaite de dimanche ne s’est pas jouée sur la pelouse du Vélodrome, mais lors des mercatos précédents, sous la gouvernance de Pablo Longoria et Medhi Benatia. « Ce n’est pas hier soir que l’OM a perdu le Classique et qu’il a glissé vers la 17e place: c’est la saison dernière, et puis celles d’avant, sous une gouvernance qui a fait n’importe quoi mais s’autorise à donner des avis éclairés sur une situation dont elle est responsable. » Le journaliste égratigne au passage Benatia, désormais consultant sur les matches de son ancien club.
« L’héritage de ces vendeurs d’espoir et de vent, qui avaient surtout acheté n’importe qui, est là, ce matin: l’OM est 17e », conclut Duluc, notant que les supporters marseillais, eux, ont applaudi à la fin du match — signe, selon lui, qu’ils ont compris ce que le club défend en ce moment, et avec quels moyens.
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Dominica