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Affaire Hakimi en plein Mondial : le Maroc crie au complot contre sa star

Convoqué devant une cour criminelle pour viol présumé le jour même du match contre l'Écosse, Achraf Hakimi a joué malgré la pression. Au Maroc, le timing judiciaire suscite l'indignation et alimente les théories du complot.

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Affaire Hakimi en plein Mondial : le Maroc crie au complot contre sa star
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Achraf Hakimi a appris son renvoi devant une cour criminelle française pour viol présumé le vendredi même où le Maroc affrontait l’Écosse lors de la Coupe du monde 2026, une coïncidence de calendrier qui a immédiatement enflammé les débats au sein de la délégation marocaine et dans la presse du royaume.

Le défenseur du Paris Saint-Germain a tout de même disputé la rencontre, que les Lions de l’Atlas ont remportée 1-0, après leur match nul 1-1 face au Brésil lors de la première journée. Le sélectionneur Mohamed Ouahbi a tenu à afficher son soutien sans ambiguïté à son capitaine. « Il a fait un bon match donc il était bien là, serein. Il a motivé le groupe ce matin. Achraf Hakimi est important pour moi, pour l’équipe et pour les 42 millions de Marocains », a-t-il déclaré à l’issue de la rencontre, alors qu’Hakimi n’avait pas livré l’une de ses meilleures prestations.

Du côté marocain, le timing judiciaire est perçu comme délibéré. Amine Raad, journaliste au quotidien Le Matin, s’est dit perplexe: « On ne comprend pas pourquoi ça arrive aujourd’hui, avant un match. Chez nous, c’est la star par excellence, c’est l’image du foot marocain qui est touchée. Il fait front, c’est un garçon très bien élevé, on l’aime énormément au Maroc. »

Un autre journaliste marocain, qui a souhaité garder l’anonymat, va plus loin: « Pour nous, c’est simple, le pays considère que c’est une conspiration. Le public considère que c’est une attaque contre lui. » Cette source évoque en parallèle le cas Dani Alves, le joueur brésilien « finalement innocenté après quatre ans », pour relativiser la portée de la procédure. Selon elle, le Maroc paierait simplement « le prix de la réussite ».

Dans la presse marocaine, l’affaire est traitée avec une discrétion frappante. « Dans les journaux, on n’en parle pas, ce n’est pas un sujet », confirme la même source, précisant qu’Hakimi a lui-même publié un message sur ses réseaux sociaux pour indiquer qu’il serait « bien content de pouvoir donner sa version des faits ».

L’accusation de viol présumé remonte à 2023. La procédure judiciaire suit son cours en France, indépendamment du Mondial. Hakimi, lui, continue de jouer, porté par le soutien de son sélectionneur et de tout un pays.

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