SportsCatch
FR

Un mannequin de Mbappé brûlé à Asunción, une sénatrice paraguayenne récidive

Cinq jours après l'élimination du Paraguay par la France (1-0) en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, la colère ne retombe pas à Asunción: des supporters ont brûlé un mannequin à l'effigie de Kylian Mbappé lors de la fête de San Juan Ara, tandis que la sénatrice Celeste Amarilla a de nouveau attaqué le capitaine des Bleus devant le Sénat.

2 min de lecture
Un mannequin de Mbappé brûlé à Asunción, une sénatrice paraguayenne récidive
Partager

Des supporters paraguayens ont brûlé un mannequin à l’effigie de Kylian Mbappé dans les rues d’Asunción, dans la nuit suivant l’élimination du Paraguay par la France (1-0) en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Les images, largement relayées sur les réseaux sociaux et par les médias locaux, s’inscrivent dans le cadre de la fête de San Juan Ara: selon cette tradition paraguayenne, les habitants sont invités à mettre le feu à des représentations des personnes qu’ils détestent le plus. Cette année, une partie des supporters de l’Albirroja a choisi de viser le capitaine de l’équipe de France plutôt qu’un représentant politique.

La tension autour de Mbappé ne se limite pas à cette scène de rue. Plus tôt dans la journée, la sénatrice Celeste Amarilla avait de nouveau pris la parole devant le Sénat pour s’en prendre à l’attaquant français, lui reprochant de ne pas avoir serré la main du gardien Orlando Gill au coup de sifflet final. « Quand Orlando Gill, un jeune qui mettait sans doute les pieds en Coupe du monde pour la première fois, tend la main avec toute l’humilité d’un Paraguayen, ce fils de pute refuse de lui serrer la main et lui crie au visage. Ça, ce n’est pas français. Un Français n’aurait jamais fait ça », a-t-elle déclaré.

Cette intervention fait suite à des propos racistes tenus par la même sénatrice dans les jours précédents, au cours desquels elle avait notamment qualifié Mbappé de « Camerounais colonisé » et tenu des propos dégradants à caractère racial. Le président paraguayen Santiago Peña avait alors désavoué publiquement Celeste Amarilla, qui avait également été critiquée par une large partie de la presse locale.

L’incident du refus de poignée de main avec Orlando Gill, survenu à l’issue du match, cristallise une partie de la rancœur paraguayenne. Si la défaite 1-0 face aux Bleus a mis fin au parcours de l’Albirroja dans ce Mondial, c’est ce geste — ou son absence — qui alimente désormais le débat public à Asunción, bien au-delà du seul résultat sportif.

Partager
{# Sitewide native fullscreen interstitial — our own bet-CTA card blown up to a takeover (replaces the SDK overlay). The shared card animations + countdown load once, AFTER the interstitial markup, so the countdown script's first tick sees this card's node too (the in-read card, in
above, already exists). One include covers both surfaces. #}