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Regragui fustige le Sénégal huit mois après la finale de la CAN toujours sans verdict

Walid Regragui a vivement critiqué la décision des Lions de la Téranga de quitter le terrain lors de la finale de la CAN contre le Maroc, déplorant une image ternie pour le football africain alors que le TAS n'a toujours pas rendu son verdict.

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Regragui fustige le Sénégal huit mois après la finale de la CAN toujours sans verdict
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Huit mois après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, le Maroc et le Sénégal attendent toujours que le Tribunal Arbitral du Sport tranche leur litige. Walid Regragui, désormais consultant, a profité d’une prise de parole publique pour exprimer sa frustration face à la lenteur de la procédure et à la tournure prise par cette rencontre.

“Le grand perdant aujourd’hui, c’est le football africain”, a lancé l’ancien sélectionneur des Lions de l’Atlas. Regragui estimait que cette finale entre les deux meilleures équipes du continent sur les cinq à six dernières années aurait pu constituer une vitrine pour le football africain, dans des stades aux standards européens. À la place, selon lui, tous les travers habituellement reprochés à la discipline sur le continent ont été exposés au grand jour.

Son principal grief vise la décision du staff sénégalais de faire quitter le terrain à ses joueurs au moment du penalty sifflé en faveur du Maroc sur une faute sur Brahim Diaz. “J’en veux un peu au sélectionneur sénégalais, parce qu’on n’a pas donné une belle image, a-t-il déploré. Gagné ou pas gagné, à la fin, tu as pris une décision qui salit le football africain. Sur cette finale, on a donné raison aux gens qui nous critiquent.”

Regragui a également relevé que certains joueurs sénégalais avaient mis à profit cette interruption pour consulter leur téléphone dans les vestiaires, citant notamment Ibrahim Mbaye. Il a par ailleurs soulevé une question sportive: l’absence prolongée de l’équipe adverse pendant une quinzaine de minutes aurait-elle pu déstabiliser Brahim Diaz au moment de tirer le penalty? Pour appuyer son propos, il a cité le cas de Kylian Mbappé, qui avait lui-même invoqué une interruption de jeu de deux minutes pour expliquer son penalty manqué contre le Maroc lors de la Coupe du Monde.

Tout en reconnaissant des torts des deux côtés, Regragui a insisté sur le préjudice collectif infligé au football africain par les incidents de cette finale, dont l’issue sportive reste suspendue à la décision du TAS.

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