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Fracture du péroné à 19 ans : comment la blessure a forgé Tchouaméni avant la demi-finale mondiale

De retour dans le groupe des Bleus pour la demi-finale de Coupe du monde contre l'Espagne après une blessure à la cuisse, Aurélien Tchouaméni avait déjà traversé une épreuve bien plus sévère à 19 ans: une fracture du péroné à Bordeaux qui l'avait contraint à choisir entre opération et Euro U19.

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Fracture du péroné à 19 ans : comment la blessure a forgé Tchouaméni avant la demi-finale mondiale
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Aurélien Tchouaméni devrait être titulaire en demi-finale de Coupe du monde face à l’Espagne, après avoir manqué les huitièmes contre le Paraguay et les quarts face au Maroc en raison d’une blessure à la cuisse. Didier Deschamps a toutefois nuancé son retour en conférence de presse: « Il n’est pas guéri à 100 %, mais il est de nouveau disponible. »

Ce retour sur la scène mondiale rappelle une épreuve bien plus sévère, survenue six ans plus tôt. À 19 ans, alors qu’il évoluait encore à Bordeaux, Tchouaméni s’était fracturé le péroné à l’entraînement dans des circonstances particulièrement malheureuses: déséquilibré lors d’un duel, Jaroslav Plasil était retombé de tout son poids sur le pied du jeune milieu.

La blessure l’a immédiatement placé devant un dilemme: patienter sans opération ou accepter l’intervention chirurgicale, au prix de trois à quatre mois d’arrêt et d’une croix sur l’Euro U19. Son père, Fernand Tchouaméni, raconte dans L’Équipe la conversation décisive: « Je lui ai dit: ‘Aurélien, il vaut mieux opérer.’ Il savait que cela signifiait trois à quatre mois d’arrêt et qu’il devait sans doute faire une croix sur l’Euro U19. Je lui ai dit: ‘Oublie l’Euro. Réfléchis. Ta décision, on l’acceptera.’ Quelques minutes plus tard, il m’a répondu: ‘OK papa, opération.’ »

L’espoir de revenir à temps pour le tournoi s’est rapidement dissipé. « Il a pensé un moment qu’en opérant, il serait disponible pour l’Euro. Très vite, on s’est dit qu’il fallait oublier », poursuit son père. Mais cette période d’immobilisation forcée s’est révélée structurante. « La fameuse phrase ‘Il faut revenir plus fort’, il l’a vraiment appliquée. Il a appris à accepter la frustration et a compris très tôt que les blessures faisaient partie du métier. »

Sa rééducation, entamée à Clairefontaine puis poursuivie aux États-Unis, lui a permis de rencontrer Fabrice Gauthier, devenu depuis son kinésithérapeute-ostéopathe attitré. C’est également durant cette convalescence que le futur milieu du Real Madrid a intégré préparation mentale, suivi nutritionnel et travail physique individualisé — des habitudes qui fondent aujourd’hui sa réputation de professionnel rigoureux.

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